Six Feet Under, l'intégrale – 5 saisons
On parle en ce moment de la sortie de la 4ème saison de Dexter où excelle Michael C. Hall, un peu moins de Dirty Sexy Money avec Peter Krause, deux séries au succès différent mais dont les personnages principaux sont connus et reconnus. Six Feet Under est la série originelle qui les a réunis, les a fait exploser, mais surtout qui a fait émerger un genre nouveau, une vision de la vie trop rarement visible.
Six Feet, c’est avant tout un réalisateur, Alan Ball, et une histoire autour d’une famille, les Fisher. Point essentiel: ce sont des croque-morts, dont l’entreprise familiale, Fisher & Sons, représente le point de départ des turpitudes des personnages de la série et également leur rassembleur. Alan Ball a voulu créer un univers qui se veut réaliste et très humain. Malgré des doutes a priori, la série n’est pas macabre et passe assez facilement de l’humour au drame sans jamais s’épancher sur une fausse contemplation des évènements. Les personnages sont pour la plupart assez versatiles, et leur évolution est un régal à suivre à travers les 5 saisons de la série.
Le point fort de Six Feet est qu’elle met le spectateur dans une position d’acteur au sein des intrigues, et l’amène à se pencher sur des sujets tel que la mort évidemment, mais aussi les choix que l’on prend dans une vie, la famille, l’honnêteté, la solitude et tellement d’autres! Le réalisme est pour moi une composante du succès de cette série, où l’identification aux personnages se fait naturellemnt.
Je pense notamment à l’ainé des Fisher, Nathaniel Jr, qui se met de notre côté pour affronter les événements tragiques qui surviennent dans la série, nous fait passer son empathie pour les familles attristées, et a le courage de refuser de subir les choses de la vie. Son histoire dramatique est tellement incroyable et dépeinte avec tant de réalisme qu’on ne peut rester insensible au personnage. Son frère David, le désormais célèbre Dexter, est bluffant dans son rôle de gay hyper introverti et sérieux, son personnage en est d’autant plus réaliste et important. La soeur Claire, malgré une poussée d’adolescence bien sentie, se pose comme la voix d’une jeunesse tellement différente de ce qu’on peut croiser dans les séries actuelles. La mère, Ruth, est troublante de tristesse et de solitude dans cet univers général, et est un personnage clef de l’ambiance Six Feet, où la vie et ce qu’on en fait est quand même l’élément primordial!
Cette famille qui part avec des qualités individuelles réelles, se trouve pourtant dans le dénuement le plus complet, ils vivent ensemble mais sans être là les uns avec les autres, ni pour les autres, et les rapprochements entre eux sont si brefs et intenses que l’on se demande si une ‘évolution est perceptible. C’est pourtant le coeur de l’intrigue, les personnages « secondaires » tel que Brenda, Keith ou Federico tenteront par ailleurs de construire des ponts entre eux, malgré la réalité du milieu qui rattrape bien vite nos personnages phares.
Au delà d’un scénario très bien construit, la série nous touche au plus profond, nous en tant qu’humain mais aussi en tant que frère, mère, enfant. Je m’attarde sur les bien fondés sérieux (sans jamais être glauques) de la série, mais celle-ci a également l’intelligence de tourner en dérision et de rire de choses soit disant tabou avec beaucoup de recul. On a par exemple à chaque début d’épisode l’occasion d’assister à une mort qui certes peut être tragique, mais également d’un ridicule implacable! Les railleries sont légions et malgré un durcissement dès la fin de la saison 2, on prend beaucoup de plaisir à regarder défiler l’histoire des Fisher et leur vision de la vie…
A noter que la bande son est vraiment bien ficelée et rend un tout uni et passionant!
Le charisme des personnages et leurs histoires entremêlées en fait une série cultissime où l’on passe des moments intenses qui vont en crescendo au fur et à mesure des évènements. Une série qui a su finalement monter et s’enrichir au fil des saisons pour mourrir avec classe avec ses personnages. A ne manquer sous aucun prétexte, car c’est peut-être la meilleure série jamais réalisée ;)









bon ba je télécharge la saison dans la nuit :)
thx
A ce point là?!
J’en ai bcp entendu parlé mais jamais tenté… pas vraiment attiré par cette chose. P’tet faudrait que j’essaie la first saison? Niveau série mis à part Soprano, j’accroche à peu de choses… mmmh, à voir.
C. tente « the wire », la meilleure des séries jamais créées. Véridique. 5 saisons magistrales.
Je rédigerais un billet bientôt…
Ouais, après the shield, the wire m’attire pas trop. C’est un peu on fait du neuf avec du vieux…
Six feet under, reste assez original dans le panorama. J’ai vu les deux premières saisons et c’est sympa. Mais je ne sais pas si j’irais jusqu’à dire que c’est incontournable.
E. The Wire n’a strictement rien à voir avec The Shield.
La série est unique en son genre.
J’en dit pas plus, je me réserve pour l’article…
C’est pas une série policière?
Si mais c’est leur seul point commun.
En fait parmi la quantité industrielle de séries policières existantes, The Wire est vraiment celle qui sort du lot, et de loin.
The Shield n’en demeure pas moins une excellente série de sa catégorie.
The Wire… Oki, I’ll try it!
Verbal bonne référence. Le Communiste que je cotoie en est un fan absolu ! J’ai T-ma la 1er saison, c’est d’la bonne (du bon street argo et d’la réplique cultissime !!) mais ne suis pas allé plus loin (p’tet j’devrais). Bien certes… mais les Sopranos sont encore bien loin devant !!
E., t’en es où de la Saison 6 part 2?! Tu te traînes tu te traînes, c’est pas ton habitude !!!
six feet a été une révélation la plus belle chose jamais vu ala télé pour ma part.
ca parle de la mort te explique si bien la vie