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Slumdog Millionnaire

[ 0 ] 19/01/2009 |
Aujourd’hui, c’est Ale. qui pousse les portes du Dojo avec ce petit billet très réussi sur le dernier film de Danny Boyle. Bonne lecture à tous.



Instinctivement, le thème choisi célèbre jeux « qui veut gagner des millions? » dessert plus le film qu’il ne le sert. C’est tout le contraire.

L’histoire est en effet peu banale : la vie de Jemaal nous est racontée à travers les questions du jeu télévisé (véritable récit initiatique), ce qui permet au réalisateur d’aborder de très nombreux thèmes relatifs à l’Inde ( les pauvres très pauvres/ les riches corrompus, le dynamisme de Mumbai/la solitude du personnage , visite du taj Mahal!/celle des bidonvilles..)et d’imposer au film un rythme soutenu (deux heures de projection , aucune longueur).
On en prend plein la vue, le dynamisme indien boosté par une musique électro-traditionnelle (!) est retranscrit à merveille. Un Temps d’adaptation est peut être necessaire tellement la mise en scène est sujet à donner le tournis..! L’inde « nouveau centre du monde » prend par ailleurs toute sa signification : regard critique sur le monde de la téléphonie par exemple, flash sur les nouveaux quartiers d’affaires.. Seul Jemaal, amoureux mais réfléchi , sert de point d’ancrage au milieu de cette folie !(acteur au au top, membre de la série skins il me semble..). Enfin la religion est absente. ça fait du bien par les temps qui courent.
On rit beaucoup et ce n’est pas pour nous déplaire. Latika est en plus superbe… Que de raisons pour aller voir cette découverte au cinéma! Boyle a travaillé avec une équipe locale ce qui rend le film crédible est pas du tout surfait ! (pas de mise en scène artificielle de la vie quotidienne des indiens). On peut de cette facon penser que Slumdog fait un clin d’oeil au célèbre film sur les favellas au Bresil La cité de Dieu. Mais l’analogie est relative , la palette de Slumbog apparaît bien plus large et encore plus captivante.


La dernière partie du film est émouvante, le film sincère. On quitte la salle avec un sentiment d’euphorie ,une envie de « bouger », de bien faire.

Bref, c’est du lourd.
Alex.

Plus d’infos sur ce film


Commentaires (0)

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  1. avatar C. dit :

    Le Boyle y m’épate là dessus. Et d’la bonne récompense aux golden, y’a de quoi penser qu’il soit tout aussi récompensé aux Oscars !

    Schtarf pour un premier passage Alex – mets toi un compte et deviens rédacteur !

  2. avatar Bénédicte dit :

    très bonne critique Alex !
    Ca donne envie d’aller voir ce film !
    merci !

  3. avatar E. dit :

    Oui, il a l’air très sympa ce petit film. Seul problème: il est très mal distribué!!! Fuck that shit! Je vais peut-être le trouver en stream :)
    Sinon, bienvenue parmi nous Ale.

  4. avatar Ale dit :

    merci à toi gourou :)a bientot pour on sait quoi..!!héhé!

  5. avatar Benedicte dit :

    voilà, j’ai réussi à aller voir ce film ! Enfin !
    Et je dois dire que j’ai ressenti un certain malaise en sortant du cinéma, et encore davantage 24h après.
    Ce film est plein de contrastes et de contradictions. Tout du long du film, j’ai zappé complètement le jeu qui peut paraître l’essentiel du film car tout tourne autour de ce jeu télévisé avec l’appât du gain. Mais non, ces questions sont en fait un prétexte et permettent au réalisateur de raconter l’Histoire de l’Inde. Jamal, notre jeune héros orphelin et pauvre, puise dans ses souvenirs, les réponses aux questions. Et son histoire est absolument insupportable. La caméra tourne très très vite la misère de ces millions d’enfants. La misère de tout un peuple, misère toujours actuelle.
    D’un côté, le business, l’argent, la corruption, et de l’autre, un peuple qui cherche à survivre dans des conditions inhumaines.
    D’où ce malaise, sachant que tout est vrai. Que des millions d’enfants font les poubelles pour se nourrir, que la misère est immense, aussi bien sociale, qu’affective que psychologique… Sans parler des guerres civiles et/ou religieuses qui sévissent dans de nombreuses régions. La religion est omni-présente, en sous-entendus, et fait des ravages.
    Que tout est filmé, que le film est hautement récompensé, et que cette misère sera la même après la réalisation du film et ses multiples récompenses.
    Quelle absurdité tout cela ! Les acteurs retournent dans leur « merde »… A Dieu va !
    Et nous, on regarde et on fait quoi ? On aime, on félicite. Mais a-t-on le droit de féliciter la misère d’un peuple ? On ne félicite pas les acteurs, ils jouent leur propre rôle… Et aujourd’hui que sont-ils devenus ?
    Bien sûr, Latika est là. Elle est belle. Et on croit à son bonheur… Sinon, on meurt, à petit feu…
    L’amour, seul, peut leur permettre de supporter ce qui est intolérable.
    C’est un film qui doit nous permettre, nous occidentaux, de faire le constat de notre vie très privilégiée.
    Ne serait-ce que pour ça, allons voir ce film. On n’en sort pas indemne.

  6. avatar E. dit :

    Roooooooooo, ça c’est du commentaire! Tu as l’air toute flippée / marquée par le film! Impressionnant. Belle analyse a posteriori en tout cas!

  7. avatar C. dit :

    Un regard complètement différent celui de la Madone et d’Alexis. Mais tout aussi intéressant, du moins complémentaire.

    Joli la Béné – dommage qu’on ne puisse pas considérer cette critique comme un billet pour l’élection du mois !

  8. avatar Benedicte dit :

    Tiens d’ailleurs, c’est une idée : on pourrait intégrer les commentaires, ce qui paraît plus juste pour ceux qui ne peuvent pas voir les films dès leur sortie… Non, qu’en pensez-vous ?
    Bien joué C.

  9. avatar E. dit :

    C’est une très bonne idée.
    On fera une mention spéciale au meilleur commentaire du mois. Bonne idée Béné!

  10. avatar Benedicte dit :

    Pour ceux qui n’ont pas le temps de suivre les actualités : le père de Latika a essayé de « vendre » sa fille, se plaignant de n’avoir pas touché d’argent à la suite du film. Il a réclamé 20 millions de roupies (la somme du jeu télévisé !) contre l’adoption de sa fille par une riche famille du Moyen-Orient, soit 310 000 €, sans se soucier du tout de la famille adoptive.
    L’hebdomadaire News of the World, explique avoir appris par un contact à Bombay que le père de Rubina (son vrai nom) cherchait « à garantir le futur de sa fille » et avait déjà été approché par une famille du Moyen Orient qui voulait l’adopter. Un reporter de News of the World s’est fait passer pour un riche cheikh de Dubaï, ému par le film, et souhaitant adopter la petite fille. Le journal publie des photographies de la jeune actrice, de son père et de son oncle posant avec le reporter, ainsi que des extraits vidéo de la rencontre lors de laquelle une adoption a été négociée la semaine dernière dans un hôtel de Bombay.

    « Oui nous réfléchissons au futur de Rubina », a déclaré son père au reporter, lui demandant de négocier les conditions de l’adoption avec son beau-frère, Rajan More, qui s’exprime mieux en anglais. « Si vous voulez adopter, nous pouvons en discuter, mais les parents voudrons des vraies compensations en retour », a souligné M. More. Le père a souligné : « Si vous vous mettez d’accord avec Rajan sur une somme, je l’accepterai », sans demander de détails sur la famille qui aurait accueilli la petite fille à Dubaï. « Nous pouvons discuter de toute cette affaire quand nous nous rencontrerons », a poursuivi le père, soulignant qu’il y avait « beaucoup d’intérêt pour Rubina ».

    Lors d’une rencontre dans un hôtel de Bombay où la famille avait emmené la petite fille, qui n’a a aucun moment eu connaissance des négociations, l’oncle a demandé 20 millions de roupies (310.000 euros). Le père de la petite fille s’est plaint à plusieurs reprises de n’avoir pas bénéficié financièrement de la gloire de sa fille. Le réalisateur Danny Boyle a versé des fonds à un trust pour assurer l’éducation de la petite fille et son logement.

    Heureusement pour elle ! On espère qu’elle arrivera à s’en sortir, aussi bien psychiquement que socialement et professionnellement. Bonne chance Latika !

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