The Amazing Spiderman, un film de Marc Webb
Sortie le 04 juillet 2012
Une relecture sympathique mais inutile
La franchise Spiderman va reprendre à zéro. A l’époque, la déclaration avait fait l’effet d’une bombe après la trilogie plus ou moins réussie de Sam Raimi (dont le dernier est clairement à revoir mais ce n’est pas vraiment le débat). Nouveau casting, nouveau réal mais même histoire : bienvenue dans la mode du reboot. Officiellement les studios veulent proposer une lecture nouvelle du mythe de l’homme araignée. Officieusement ces mêmes studios ne se mettent pas d’accord avec l’équipe en charge de la franchise (divergences sur le scénario, négociations salariales sûrement tendues). Résultat, tout le monde est mis dehors à cause d’une licence d’exploitation bientôt expirée. Les annonces ont plus ou moins suscité des inquiétudes notamment avec le choix du réalisateur Marc Webb uniquement responsable d’une comédie romantique plutôt bien cotée (500 jours ensemble). L’annonce du casting était plus alléchant avec le très prometteur Andrew Garfield remarqué dans le très bon Social Network et la plus que charmante Emma Stone vue dans le récent La couleur des sentiments. Au final qu’est-ce qu’on a ?

Et bien un film qui se veut à l’image de sa situation de production : bancal et pas vraiment utile. La faute à une histoire vendue comme revisitant les origines du héros mais qui au final ne revisite pas grand-chose. Une succession de péripéties qui manque souvent de cohérence, un bad-guy dénué d’intérêt car mal exploité, des personnages secondaires laissés pour compte (la Tante du héros pourtant essentielle dans le comics n’apparait pas plus de cinq fois à l’écran). La faute peut-être au montage du film qui selon les rumeurs ne s’est pas passé dans le calme le plus total. Notamment entre les choix du réal et les envies du studio. Par exemple, où est passée la scène subjective de la toute première bande annonce ? Pourquoi n’assistons-nous jamais à la transformation complète du bad-guy ?

Le film ne sait pas sur quel pied danser et est plus un préambule à une suite potentielle qu’autre chose. Le décor est planté, espérons que les têtes pensantes du projet réussiront mieux sa suite.
Tout n’est cependant pas à jeter. Le casting est assez convaincant, Andrew Garfield en tête, très à l’aise dans son rôle. Même parfois un peu trop tant il réussit à être une tête à claques. Par contre, il est jubilatoire dans son rôle du héros masqué déconneur balançant des vannes à tout va. Bien plus convaincant d’ailleurs que le précédent Tobey Maguire souvent anesthésiant. On notera également une jolie alchimie entre ce dernier et Emma Stone même si parfois leur romance à l’écran est un peu trop poussée vers la comédie romantique mielleuse pour ados.
Une relecture sympathique certes mais assez inutile car maladroite. Et donc forcément décevante. Il fallait du courage et de la volonté pour succéder à Raimi. Visiblement Marc Webb malgré son nom (Webb signifie toile en anglais) n’en a peut-être pas eu assez. Dommage.
Florent
Categorie: Cinéma, Critiques Films










Un bon navet avec une équipe d’acteurs plutôt pas mal ? Mouais, ça me convainc pas non plus. Ces reboot, c’est vraiment prendre le consommateur pour ce qu’il est : un imbécile à la rechercher du n’importe quoi.