The Lady, un film de Luc Besson
The Lady met davantage l’accent sur l’histoire personnelle de Aung San Suu Kyi, que sur l’histoire de la Birmanie. Et on peut sincèrement le regretter. On découvre cette femme et les tourments qu’elle a vécus alors qu’elle était retenue en résidence surveillée, par la junte militaire au pouvoir, durant une quinzaine d’années…

On aurait davantage apprécié si le film démontrait l’horreur de la révolution birmane et pas seulement cette histoire d’amour entre une femme et son mari, et qui pour finir, choisit son peuple. Luc Besson ne donne pas toute sa dimension à cette femme exceptionnelle. Elle est un peu comme une image, une femme douce et gentille, toujours le sourire aux lèvres, avec une fleur dans les cheveux… Ou alors, une femme qui attend désespérément des coups de téléphone de sa famille séparée d’elle faute de visas et qui pleure… beaucoup. Un peu léger comme portrait pour une femme d’exception, comme Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991. Pourquoi ne pas centrer son film sur le combat politique de cette femme, et nous dévoiler davantage la situation politique de la Birmanie aujourd’hui ?
D’une certaine façon, le film met plus en avant son mari qu’elle, David Thewlis, époustouflant dans le rôle de Michael Aris.

On ne peut que l’admirer d’avoir accepté avec tant de sagesse cette situation intolérable pour lui…
Les acteurs sont tous formidables et plus particulièrement, Michelle Yeoh, qui joue très juste, très grande Lady. Je conseillerai fortement de voir ce film en VO, pour se rapprocher encore davantage de la réalité. Aujourd’hui, si Aung San Suu Kyi est libre, son interprète au cinéma, Michelle Yeoh, est interdite de séjour en Birmanie. Elle est sur « liste noire »… Sans commentaire…
Besson a le mérite de mettre en avant une grande Dame qui lutte pour la liberté et la démocratie, et l’histoire de son pays que nous devrions tous connaître. Si ce film peut nous inciter à découvrir davantage sur la Birmanie, alors Besson a gagné !




