Tibill le Lilling, Tome 1 : Salade d’Ortiz de Ange et Cagniat (Soleil Productions)
Sortie le 24 février 2010
Scénariste : ANGE
Dessinateur : CAGNIAT
Coloriste : GUILLO
Prix : 12,90 €
Nouvelle série écrite par le scénariste de La Geste, mais aussi de Paradis Perdu et de nombreuses autres, Tibill Le Lilling est sorti récemment avec ce premier album : Salade d’Ortiz. Dans la plus pure tradition de la Bande Dessinée labellisée Héroïc Fantasy, ce nouvel univers est bien parti pour s’inscrire dans la durée, et gagner en popularité.
L’histoire est élaborée (on vous renvoie au Résumé de l’éditeur ci-dessous) et réserve son lot de péripéties incontournables du genre sans blaser pour autant le lecteur. La mise en scène est soignée et réussie puisque le scénario ne réserve ses surprises qu’à la toute fin de l’épisode. Un volte face qui surgit au dernier moment, des plus appréciables. Et forcément, si le lecteur, lorsqu’il finit la BD, est déjà en attente d’un second album, c’est que l’album est réussi.
Résumé de l’éditeur :
Il était une fois un pays immense et magnifique. Laà vivaient des créatures de toutes tailles : des géants qui faisaient trembler le ciel, des minuscules insectes dotés d’esprit et de sens, et des gens moyens aussi, avec leurs espoirs, leurs douleurs et leurs rêves… Et puis, dans un petit village, vivait un Lilling nommé Tibill. Sans le vouloir, Tibill cause un véritable désastre chez les siens… qui le condamnent à l’exil. Seul, il part sur les routes, vers l’incertitude et l’aventure… Il ne peut revenir chez lui, déclare la loi des Lillings, que s’il sauve le monde. Mais pourra-t-il, déjà, se sauver lui-même ?
Extrait du tome 1, Salade d’Ortiz – Cliquez sur l’image pour agrandir
Un album qui dégage un certain esprit traditionnel. Non pas dans la créativité des personnages ou des espèces dessinées, quoique celle-ci soit très bien développée, mais surtout dans le style graphique, que l’on trouve proche des dessins de notre jeunesse comme Asterix et Obélix. Des traits ronds et dynamiques, faits de coups de crayons maitrisés et apparents. Laurent Cagniat, dessinateur, à qui l’on reconnait d’ailleurs « un style personnel, libre mais rigoureux à la fois, inspiré par Hergé, André Julliard ou encore Michel Plessix » est relayé par Guillo pour la coloration (tout à fait honorable).
Tibill Le Lilling est donc une BD intemporelle, mêlant l’esprit d’hier à la magie d’aujourd’hui dans un récit d’aventure ambitieux et bien orchestré pour ce premier album. Une seule conclusion, donc, délivrée avec nos encouragements : à suivre.





J’ai envie de l’acheter.
C’est là que je vois que je suis bien plus attaché aux mangas qu’aux bandes dessinées occidentales.
Pourtant l’avis donne très envie mais je n’accroche pas aux dessins.
C’est sûr que dans le traditionnel franco-belge, on est très loin du manga. Mais les dessins ne font pas tout. Comme toi, Ekid, j’étais un vrai otaku du manga et j’ai fini par m’ouvrir sur la BD. Je te souhaite le même bonheur car il y a tellement de belles choses !