Un opéra vidéo-pop d’après L’incoronazione di Poppea de Claudio Monteverdi du 29 mai au 7 juin, à Paris

Théâtre du Châtelet
1 place du chatelet – 75001 Paris
Du 29 mai au 7 juin 2012
Jean-Luc CHOPLIN, Directeur Général du théâtre du Châtelet :
« Les plasticiens aiment jouer avec le passé pour inventer l’avenir. Rien pour eux n’est assez sérieux dans l’art que l’on ne puisse jouer avec. Mais pour la musique classique c’est une autre histoire.
Tel est le défi , l’audace de Pop’pea : s’emparer de la musique de Monteverdi et en donner une hybridation pop-rock. Prendre le livret de Busenello et adapter le vocabulaire à notre monde d’aujourd’hui.
J’ai toujours pensé le duo final du Couronnement de Poppée comme une belle chanson d’amour qui peut être traitée de façons multiples. Des personnalités très diverses ont été rassemblées pour ce nouveau défi du Théâtre du Châtelet :
Le plasticien Pierrick Sorin, le poète Ian Burton, le metteur en scène de théâtre Giorgio Barberio Corsetti, des chanteurs aux horizons musicaux divers : Carl Barât (ex-Libertines), Marc Almond, Benjamin Biolay, Fredrika Stahl, Peter Howard des Clash…
La musique de Monteverdi a été transformée par le compositeur américain Michael Torke.
L’idée de ce pari est d’ouvrir des frontières, décloisonner, faire tomber des murs et de donner à des jeunes artistes musiciens d’aujourd’hui la possibilité de se confronter à Monteverdi pour mettre le feu à l’opéra ».
Rome brûle par Ian Burton
« En parcourant les premières éditions de la partition de Monteverdi, j’ai compris que presque tout devait être réécrit ! En effet, les portées dévoilaient un squelette qui appelait à être étoffé et adapté. L’ensemble, excepté la ligne mélodique de base, devait être réalisé, improvisé et reconstruit en accord avec ce que nous connaissons de la pratique de l’opéra vénitien naissant… ou pas !
Si l’approche de Raymond Leppard dans les années 60 et 70 diffère de celles, plus récentes, de William Christie, Marc Minkowski, Emmanuelle Haïm… un élément demeure constant : les mots de Busenello. Car rares sont les opéras marqués d’une telle exigence littéraire et dramaturgique. Le livret d’Il Nerone, plus proche de Shakespeare que de Bellini, compte parmi les meilleurs jamais écrits. Comment alors réécrire, réorganiser la narration, inclure des paroles rock ?
Pour Michael Torke, la mission d’adapter cette partition riche en syncopes en rock, rap, folk et rythm & blues s’est révélée des plus passionnantes. Comme lors des premières représentations de 1640, tout dépend du talent d’improvisation des interprètes… et le Châtelet a rassemblé une véritable constellation de chanteurs et musiciens rock.
Le traitement par Busenello de la brûlante passion de Néron pour Poppée est manifestement ambigu. Quelle lecture avoir du portrait qu’il dresse de ces deux individus assoiffés de pouvoir ? Pourquoi les représente-t-il comme des adolescents amoureux pour la première fois ? Les récits des historiens romains brossent, eux, une image scandaleuse avec laquelle même le Roma de Fellini peine à rivaliser. Le nihilisme et le blasphème de Néron nous plongent bien plus sûrement dans le monde contemporain du punk et du post-punk.
Cette ambiguïté morale de la présentation de Néron et Poppée est profondément dérangeante. Texte et musique semblent transcender le matériel. Mais c’est certainement dans le personnage de Sénèque que réside la pierre angulaire morale – s’il en est une – de l’œuvre. Son suicide et ses discours moraux font de lui une figure à la fois proche et lointaine.
Ce qu’en définitive cet opéra donne à voir, c’est un groupe d’individus consumés par une multitude d’émotions au milieu desquelles nous les regardons se débattre avec fascination et horreur ».


![TheVoice_Tour2013_Visuel_40X60[1]](http://publikart.net/wp-content/uploads/2013/02/TheVoice_Tour2013_Visuel_40X601-120x120.jpg)





Monstrueux le vandalisme contemporain à l’encontre d’un génie comme Monteverdi!
La mégalomanie complète:
1. »Ian Burton (mais qui c’est ce type?)
« En parcourant les premières éditions de la partition de Monteverdi, j’ai compris (VRAIMENT!!!!!) que presque tout devait être réécrit ! » du ci-devant Torke
2. »La musique de Monteverdi a été transformée par le compositeur américain Michael Torke. »