Home / Cinéma / Jul / Les critiques Publik'Art / Une arnaque presque parfaite
Stephen et Bloom sont deux orphelins dont l’enfance se résume à passer de dizaine de maisons en dizaine de maisons. Un jour, parce que Bloom, le cadet, est tombé amoureux d’une fille de sa classe, ils montent un plan pour piéger les autres enfants ; l’histoire, totalement invraisemblable, s’avère au final être une grande réussite. Mais ils ont juste oublié un détail essentiel !
Vingt-cinq ans plus tard, ils sont devenus les maîtres incontestés de l’arnaque et des mises en scène spectaculaires, admirés de tous sous le nom des frères Bloom et aidés par une mystérieuse Asiatique qui n’ouvre jamais la bouche sauf pour chanter. Mais Bloom est fatigué de cette « non-vie » où il dépend de son frère et rêve d’une autre vie où rien ne serait prévu à l’avance. Il s’exile au Montenegro, manque de chance Stephen le rejoint trois mois plus tard pour lui proposer un dernier coup. Il s’agit d’attaquer Penelope, une riche héritière cloîtrée depuis toujours dans sa propriété du New Jersey. Bloom accepte et finit par entrer chez elle, mais le coup rate. Il rate à tel point qu’elle les rejoint juste avant leur départ en Europe, pour changer d’air, et sans savoir qu’ils vont se lancer dans la contrebande de livres anciens. En réalité, tous sont loin de s’imaginer qu’elle va être ravie de pouvoir enfin s’amuser et dépasser ces trois escrocs qui se prennent trop au sérieux …
Pour ceux qui auraient vu « La famille Tenenbaum » il y a quelques années, on retrouve ici tout l’univers de Wes Anderson … la seule différence étant que le film n’est absolument pas d’Anderson mais de Rian Johnson ! « Une arnaque presque parfaite » est à la fois une comédie où les gags s’enchaînent et un drame basé sur les rapports de deux frères menacés par la présence de Penelope. Mais malgré quelques bonnes critiques qui m’ont décidée à voir ce film, qui par ailleurs ne présente pas de grand faux-pas, on n’y croit pas tout à fait. Il y a de bons gags, mais pas assez pour rire tout au long du film ; les acteurs sont bons mais leur jeu n’est pas inoubliable ; l’univers est vraiment intéressant mais le réalisateur pourrait aller beaucoup plus loin. Pourtant il s’en tire très bien si on prend les scènes une par une, comme celle où Penelope explique tous ses passe-temps à Bloom, mais c’est le film dans son ensemble qui ne convainc pas tout à fait.
Cela dit on passe quand même un moment plutôt sympa, pour un deuxième film de Johnson. Même sans être convaincu, on doit lui reconnaître un point positif : il situe son histoire dans des lieux auxquels peu de personnes pensent. On peut donc ne pas accrocher totalement à l’histoire, on aura cette chance de découvrir de superbes endroits comme Prague ou le Montenegro.
Au final, c’est un film presque réussi pour une arnaque presque parfaite, mais qui laisse supposer qu’il fera mieux pour son prochain film. On l’espère pour lui !
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août 12th, 2009 at 14:15
Bah alors Jul, fallait pas lire Elle magazine !
Dommage pour ce pétard mouillé, je ne pense pas que j’irai le voir…
août 12th, 2009 at 14:26
Euh dommage, Elle est le genre de mag que j’envoie directement à la poubelle …
(hum.)
Non plus sérieusement le film est sympa et prometteur mais pas indispensable pour autant. Mais je ne regrette pas d’y être allée !
août 12th, 2009 at 16:52
Ca a l’air quand même divertissant, un ptit film pour se changer les idées non?
août 13th, 2009 at 07:59
Ouais un sunday night film à se manger sans surmenage méningique, paraît pas mal pour ce genre d’occasion.