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Une Etoile et moi, hommage à July Garland au Palace le 3 mai 2010

[ 2 ] 04/05/2010 |

Ce spectacle n’est pas seulement un hommage à Judy Garland (1922-1967) conçu et interprété par Isabelle Georges (chant, danse, claquettes) et Freddy Steenbrink (piano, chant), c’est aussi une immersion dans la comédie musicale, son sens du divertissement et de la performance.

Le show est interprété sur les plus grands airs des productions de la Metro Goldwyn Mayer où l’on retrouve dix-sept chansons dont les classiques « Over the Rainbow » (Le Magicien d’Oz), « The Trolley Song » (Le Chant du Missouri), « The Man That Got Away » (Une étoile est née) et les grands compositeurs tels que George Gershwin, Cole Porter, Harold Arlen.

Les titres du répertoire illustrent la vie et la carrière de l’icône avec des moments forts dont « Over the Rainbow », « Trolley Song » et « Embraceable you » (en duo) ainsi qu’une chanson spécialement écrite à la mémoire de la chanteuse « La voix de mes rêves » (paroles Yves Lecordier).

Sont ainsi retracés : son enfance volée où sous l’emprise autoritaire de sa mère prompte à orchestrer sa jeune carrière, elle sacrifiera cette période d’insouciance -, la femme amoureuse puis délaissée par son mari Vincent Minelli dont elle aura une fille, Liza, qui prolongera le mythe, l’artiste habitée par sa voix et le don extrême de soi, les revers de la célébrité avec son lot de solitude, de désillusion, de déprime qu’elle oubliera dans la drogue, l’alcool et la prise de médicaments, tout en continuant à enchaîner les succès.

Judy s’accroche ! « I’ll Go My Way By Myself » (Je fais mon chemin toute seule) et transcende sa révolte et son désarroi à coups de claquettes et de prestations irréprochables là où la maxime « The show must always go on »(Le spectacle doit toujours continuer) n ‘en est que plus édifiante.

Isabelle Georges à la fois chanteuse, danseuse, et comédienne incarne avec une amplitude charismatique, grâce à des qualités vocales et chorégraphiques incontestables, la carrière exceptionnelle et le destin tourmenté de la star américaine.

Accompagnée de l’excellent pianiste Frédérik Steenbrink - qui joue tour à tour le journaliste radiophonique, le répétiteur, le mari – le public est entraîné dans le tourbillon incessant de la vie légendaire de l’idole

Et on se souvient tous de la référence de Serge Gainsbourg à la saga de « Over the Rainbow » dans son titre « Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve / Se dire qu’il y a Over the Rainbow toujours plus haut le soleil above »

-Amaury Jacquet-

Au Palace le 07 juin 2010 à 20h

Loc 01 40 22 60 00


Commentaires (2)

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  1. avatar C. dit :

    Du spectacle à la chronique légèrement torturée… et au final, ça danse, ça chante, ça claquette mais c’est quoi qui marque le plus?

  2. avatar Amaury dit :

    le cocktail des trois qui caractérise la comédie musicale américaine…

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