Whatever works de Woody Allen

Génie de la physique au Q.I. de 200, Boris Yellnikoff n’a pas pour autant réussi sa vie, entre un mariage raté, un suicide raté et un prix Nobel sur lequel il se lamente encore des années après, bien qu’il fasse semblant d’être content de ne pas l’avoir eu. Résultat, il vit seul, ayant pour uniques occupations les cours d’échecs (tiens ?) qui d’ailleurs se terminent toujours mal, et ses amis à qui il peut décrire sa vision du monde.
Jusqu’à ce que Melody, jeune provinciale en fugue, ignorant tout de New York, morte de froid et de faim, et surtout aussi stupide que paumée, débarque chez lui. C’est juste pour quelques jours, bien entendu elle finit par ne plus partir, Boris lui-même finit par ne plus la laisser partir, et ils se marient. Et c’est la mère de Melody qui débarque à son tour … Je ne vous dirai pas la fin, mais le scénario est assez simple : l’histoire de quelques personnes qui n’étaient pas faites pour se rencontrer, et qui en se rencontrant arrivent enfin à être ce qu’elles ont toujours rêvé d’être sans en avoir toujours conscience.

41ème film de Woody Allen qui a récemment dit n’avoir jamais réalisé un grand film (Les Inrocks, 01/07/09), Whatever works marque le retour du réalisateur à New York, » sa » ville (voir Manhattan) qu’il a quand même quittée pour un exil à Londres et un à Barcelone. Si le film n’a plus le côté paumé de son réalisateur qui n’a pas joué dans ses films depuis 2006, c’est l’histoire d’un homme égocentrique et misanthrope (Larry David, auteur du show télévisé Larry et son nombril, tout est dit), qui malgré lui finira par s’attacher à Melody qui pourrait être sa fille. En d’autres mots, si les maladresses de Woody ont été remplacées par les grandes théories sur tout et sur rien de Larry, il y a néanmoins une nette auto-allusion au premier.
Hyper bien joué de bout en bout par Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr., Patricia Clarkson et surtout Larry David, le film présente derrière de profondes réflexions sur la vie et sur les hommes, une vision originale du monde, et au fond assez simple. Comme Boris le dit au début du film, ce film n’a pas l’Oscar de la joie, mais au final le message transmis par les personnages n’est rien d’autre que tout est bon pour être heureux du moment que cela ne nuit à personne. Déjà un grand classique du New-Yorkais : si vous avez été déçus ou pas tentés par Vicky Cristina Barcelona, c’est le moment de vous rattraper !




Ouuuuargh trop rapide sur l’article ! Pas eu le temps de pondre le mien.
Excellent moment en tout cas, c’est drôle, frais, bien écrit, merveilleusement joué.
La construction m’a fait vraiment penser à une pièce de théâtre !
Après, cette relation papy/jeunette m’a vraiment pensé à Woody et Scarlett mais c’est peut être juste une vision de l’ésprit !
Désolée Comarin !
oui c’est vraiment un très bon film même avec une histoire simple. Récemment j’ai vu un des premiers films de W. Allen et on voit tout le chemin qu’il a parcouru ! Et Ed Begley est génial dans ce rôle de vieux grincheux.
Tiens, ce film ne me disait rien du tout, je commence à changer d’avis!!
N’étant pas très Woody Allen à la base, je pars vite avec des préjugés sur ses films :S
Ma curiosité est piquée au vif ;)
ce n’est que mon avis mais tu as tort Menzo, Woody Allen est déjà un des meilleurs réalisateurs d’aujourd’hui (je parle du cinéma en tant qu’art) et irremplaçable, même s’il n’est pas forcément à portée de tous.
Ayant vu presque une dizaine de films de Woody Allen, je ne suis pas objective, ok, mais son dernier vaut le détour. (après ça n’empêche pas d’en voir d’autres parce qu’un film de Woody Allen ne le sera jamais totalement si Woody ne joue pas dedans !)
Ouais Woody Allen est quelque peu unique. Je n’ai pas vu ce dernier film mais j’en ai vraiment envie. Ce larry david a l’air très bon rien que dans la bande annonce. Et ça fait plaisir ce petit changement d’acteur. C’est plus que bienvenu. En espérant que le renouvellement se poursuivra pour ses prochains films…
Tant que j’y suis, petite correction, je voulais dire Larry et pas Ed Begley dans mon dernier commentaire, sorry :)