Wolfman, un comics de Robert Kirkman et Jason Howard

[ 1 ] 11/08/2012 |

Paru aux éditions Glénat Comics en mars 2012

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kirkman , Robert de son prénom, est le cerveau tordu responsable de la très torturée mais néanmoins excellente série Walking Dead. Rapidement propulsée série phare de l’auteur, The Walking Dead n’est que la partie exposée de l’iceberg. Kirkman a œuvré sur de nombreuses autres séries et a créé d’autres univers que celui des zombies.

Parmi ces héros sortis de l’imagination de l’auteur, on trouve Wolf-Man. Attention ne pas se fier au titre, (le tiret y est d’ailleurs important). On parle bien d’un super-héros capable de se transformer en loup et non pas d’une œuvre fantastique consacrée à un homme maudit et atteint de lycanthropie. Kirkman l’a expliqué, il entend resservir le mythe du loup-garou à la sauce super-héroïque. Une démarche intéressante et inattendue, afin de nous servir un héros nouveau. Dont le nom traduirait tout de suite les capacités. A l’instar du bien nommé Spiderman.
Pour commencer son récit, l’auteur zappe toute la traditionnelle partie de la morsure (souvent une partie importante des œuvres consacrées aux lycanthropes) pour se concentrer directement sur les effets que vont avoir les capacités nouvelles du mordu (un entrepreneur riche mais connaissant quelques problèmes professionnels). Et surtout pour observer comment ses proches vont réagir à l’arrivée du surnaturel dans leur foyer. C’est d’ailleurs la partie la plus intéressante de ce premier tome, la dégradation des relations du héros avec ses proches subissant sa nouvelle condition de lycanthrope. Pour le reste c’est du super-héros basique (avec héros et bad guy qui interviennent).

Kirkman entreprend de dépoussiérer un mythe vieux comme le monde et y parvient plus ou moins.Pour ce qui est du dessin la tâche est confiée à Jason Howard . Au lieu de proposer une esthétique classique ultra-léchée, celui-ci apporte un dessin assez cartoonesque, inattendu et finalement assez accrocheur. Les couleurs sont vives, le trait précis. Bref encore une fois, c’est surprenant mais ça marche.

Un gros bémol cependant concernant ce premier tome (la série est limitée et en compte 4) : la traduction. Celle-ci laisse parfois à désirer. Maladroite car trop académique, celle-ci plombe l’ambiance avec des dialogues  insipides voire carrément ridicules. Des « je suis trop content que tu sois là » ou « tu vas prendre cher » qui sonnent faux et desservent une histoire pourtant sympathique.

Une lecture agréable, au dessin inattendu mais accrocheur qui pêche malheureusement trop souvent par une traduction lourde.   A voir si les tomes suivants répètent ou non les mêmes erreurs. Dommage car l’histoire apportait un peu d’originalité.

Florent


Tags: , ,

Categorie: BD, Neuvième Art

Commentaires (1)

Trackback URL | Flux RSS des commentaires

  1. avatar E. dit :

    La traduction, parfois, ça peut vraiment tout gâcher. Par contre, j’avais vu les dessins en feuilletant rapidement un album, et le côté cartoonesque, comme tu le soulignes, m’a plutôt gêné en ce qui me concerne…

Laissez une réponse