Wu Lyf – Go Tell The Fire To The Mountain.
On pourrait en avoir pour des heures à décortiquer la stratégie marketing de Wu Lyf. Une gestion de l’image aux petits oignons, une maitrise du mystère, des infos distillées par doses homéopathiques… Ils n’ont rien inventé, mais en appliquant une formule qui a fait ses preuves, à savoir créé du bruit en fermant sa gueule, le buzz prend. ils ont donc intérêt à être à la hauteur de l’expectation qu’ils ont eux même créé. S’ils sont aussi intelligents qu’ils le paraissent, on ne devrait pas être déçu.
Sauf que. Sauf que Wu Lyf ne sont pas des visionnaires. Le groupe digère ce qu’on a tous entendu ces quelques dernières années. Un cocktail pas très frais de Vampire Weekend, Foals, vaguement saupoudré d’MGMT… Avec un genre de rage (adolescente?) en plus. Le tout est un peu monocorde. Une même idée qui traverse l’album mais qui va un peu au delà de la cohérence pour toucher l’ennui, voir la transparence du doigt. Finalement, la sensation s’installe que cet album est un peu une seule et unique chanson étiré pendant plus de 30 minutes.
Entendons nous bien, la musique de Wu Lyf n’est pas un ratage; elle est plutôt à l’image de sont plan marketing: « efficace, a déjà fait ses preuves ailleurs. » Pas dégueulasse pour les fins de soirées d’été ou les après midi de festival. Taillé pour la réussite, et du même coup un peu téléphoné. On se surprend même à l’aimer , de temps en temps. Pour de mauvaises raisons?
Quoi qu’il en soit, l’album manque de tripes et de panache.





[...] rejoins l’avis de Publik’art sur le fait que l’album donne l’impression d’une seule chanson étirée et [...]