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Une plongée dans le temps et l’esprit de Jacques de Bascher au Théâtre de la Contrescarpe

Peu de gens connaissent le dandy Jacques de Bascher. Personnage central des nuits parisiennes endiablées des années 70, il a été le petit ami de Karl Lagerfeld et l’amant de Yves Saint Laurent. Entre le gigolo de luxe, le libertin impénitent et le martyre des années Sida, il est apparu dans les 2 films consacrés à YSL. Gabriel Marc s’approprie la carapace cabossée de l’aristocrate décadent pour en livrer une vision tourmentée et hantée par son existence futile. Quelle trace laissera-t-il dans l’histoire? Cette réflexion lui fait faire des noeuds au cerveau tout le long d’un spectacle habile et délicieusement vain.

Un destin flamboyant et rococo

Gabriel Marc arbore une petite moustache du plus bel effet pour se glisser dans la peau de Jacques de Bascher. Il erre dans un appartement qu’il ne quittera guère plus car ses anciens « amis » de la jet-set le blacklisteront une fois la nouvelle de sa contamination connue. Il le sait et en souffre 1h30 durant. Les voyages dans le temps sont rares, les élucubrations éplorées sont légion. Il se confie à un magnétophone sur une cassette destinée à Kaiser Karl. Il enfile des tenues chamarrées pour rendre compte de son gout affiné pour la mode, exquis comme un serpent de la jet set. Pique-assiette, parasite, dandy, tant de surnoms luis ont été apposés qu’il ne sait plus vraiment qui il est. Il se morfond et fait le bilan d’une existence vaine faite à développer un hédonisme sans limites. Alcool, drogues relations multiples, orgies, tout a concouru à le précipiter dans un gouffre qu’il ne peut plus éviter. La mise en scène de Guila Braoudé transforme l’appartement en bric à brac entre le lupanar, la garçonnière et le… caveau.

Une vie d’excès ne fait pas rentrer au paradis, tout juste dans les mémoires. Le comédien est détendu, un peu trop peut être au vu de toutes ses erreurs de prononciation. Reste un moment de théâtre déroutant, entre l’hagiographie et le tribunal. A découvrir tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe.

Synopsis:

 J’ai été le compagnon de Karl Lagerfeld et l’amant d’Yves Saint-Laurent… Mais de moi que reste-t-il ? « 

1984, Jacques De Bascher, le prince des nuits parisiennes, apprend qu’il est positif au VIH. Paris lui tourne le dos, il se retrouve seul dans son appartement. Il redécouvre ses enregistrements qu’il a faits tout au long de sa vie à l’aide de son magnétophone. Cet appartement, qui a connu de grandes soirées, devient un antre plein de souvenirs, de ses petites réussites mondaines à ses grandes défaites personnelles.

Durant cette soirée, Jacques de Bascher enregistre une dernière cassette pour son compagnon Karl Lagerfeld.

Jacques revit ses années Palace alcoolisées, ses rencontres secrètes avec Yves Saint-Laurent, sa passion tumultueuse avec Karl Lagerfeld et évoque tous ses projets avortés mais soigneusement conservés. Aux côtés de Jacques de Bascher, le spectateur sera invité à revivre les décennies 70 et 80 dans tout ce qu’elles avaient de merveilleux et de décadent.

Une plongée dans l’intimité des deux plus grands génies de la mode.

Détails:

DU 15 JUILLET AU 20 AOÛT
• les VENDREDIS et SAMEDIS à 21h

NOS NOTES ...
Originalité
Mise en scène
Jeu du comédien
Plaisir de la pièce
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.
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