
Le Lucernaire laisse la place à 3 comédiens et 1 comédienne qui interpellent l’audience sur l’impasse climatique, non
sans humour ni inventivité. Les rires fusent dans le public devant l’implication totale de la petite troupe menée par un Ludovic Pitorin à la mise en scène et présent sur scène. Le pitch évoque les Monty Pythons qui s’intéressent aux rapports du Giec, c’est tout à fait ça. Les scénettes se succèdent pour évoquer l’impuissance et l’inactivité des puissants qui devraient pourtant prend le problème à bras le corps
mais ne font rien, ou si peu, surtout intéressés par leur petit personne au lieu de penser à la collectivité. La pièce imagine la 34e COP comme une énième tartufferie, l’histoire du monde depuis des milliards d’années pour insister sur la toute petite partie du déroulé où l’espèce humaine n’a eu besoin que de 200 ans pour tout ruiner. La pièce se suit comme une folle sarabande d’humour mais il faut garder à l’esprit l’importance du propos, le temps est compté pour arrêter les frais et sauvegarder les générations futures. Le moment d’humour est certes bidonnant mais ne fait pas oublier la satyre des puissants qui ne remplissent pas leur tâche. Le comique le dispute à l’absurde dans une pièce qui rappelle que l’humour est nécessaire pour ne pas tomber dans le désespoir.
La pièce sera jouée jusqu’au 8 mars 2026, le temps nécessaire pour aller admirer les prouesses de comédiens complètement barrés,
Synopsis: L’HUMOUR, LE PLUS LÉGER DES TRANSPORTS DÉCARBONÉS
Les artistes de la Compagnie Zygomatic mettent leurs talents au service de problématiques très actuelles : dérèglement climatique, épuisement des ressources, disparition de la biodiversité. Le résultat : un état du monde qui chatouille les limites de notre civilisation et nous entraîne au sommet des diagrammes. Interprété avec un humour scientifiquement absurde, le spectacle aborde les sujets brûlants en défiant les lois de la gravité. Dérèglements scéniques, chorégraphies du second degré, acrobatie et chansons, le rire est utilisé comme une arme de réflexion massive. Un mariage entre comique absurde, humour grinçant, une soupape de décompression tentant de se frayer un chemin vers des lendemains qui chantent.
Si les Monty Python avaient lu le rapport du Giec…
Détails:
Mise en scène et de Ludovic Pitorin
Mercredi > samedi 21h | Dimanche 18h
Du 10 décembre au 8 mars 2026, Théâtre Rouge