
[COMICS] Rat City, T2, d’Erica Schultz & Zé Carlos (Delcourt)

Quinlan doit survivre sans aucune aide, et son passé refait surface. Après avoir reçu une balle dans la tête, le Président se réveille dans un endroit des plus inattendus ; Peter reste coincé dans l’Entre-deux, et la Progéniture se concentre sur un autre objectif. Erica Schultz au scénario et Zé Carlos au dessin poursuivent cette série cyberpunk créée par Todd McFarlane dans l’univers de Spawn, avec les couleurs de Fco Plascencia, Jay David Ramos et Marcelo Iozolli. Delcourt publie ce deuxième tome de 304 pages le 17 septembre 2026 dans sa collection Contrebande.
Rat City T2 : Quinlan, le Président et une famille d’Azerbaïdjan
Le tome reprend là où le premier s’arrêtait. Quinlan doit se débrouiller sans aucune aide et son passé refait surface. Le Président, qu’on croyait mort d’une balle dans la tête, se réveille ailleurs. Peter est bloqué dans l’Entre-deux et la Progéniture change de cible. À ces lignes s’ajoute une nouvelle famille, riche et protégée, installée en Azerbaïdjan, dont le récit montre le quotidien avant de la relier à l’intrigue.
Erica Schultz élargit donc la carte et le casting. Le monde de Rat City y gagne en épaisseur, avec des lieux et des milieux que le premier tome ne montrait pas.
Trois cent quatre pages qui ouvrent trop de fronts
C’est aussi la limite du tome. À force de multiplier les pistes, le livre passe son temps à mettre en place. Peter, censé porter la série, reste hors de l’action pendant une grande partie du volume, et son absence se sent. Les intrigues avancent chacune de leur côté sans qu’une tension commune les relie.
Les meilleurs passages sont ceux qui se concentrent sur un personnage en difficulté. La ligne de Quinlan est la plus lisible, parce qu’elle tient à une situation simple : survivre sans soutien. Le réveil du Président fonctionne pour la même raison. Dès que le récit revient aux scènes d’ensemble et aux factions, la tension retombe. La série a des idées, elle manque encore d’un centre de gravité.
Le dessin de Zé Carlos et les couleurs de Rat City T2
Le dessin reste la raison principale d’ouvrir l’album. Zé Carlos garde un trait de comics de super-héros, anguleux et musculeux, qu’il adapte à un décor de science-fiction proche. Le découpage est classique et lisible, le lettrage soigné. Le style est efficace dans l’action et un peu figé dans les scènes de dialogue.
Les trois coloristes tiennent une ligne commune, dominée par le cyan et le turquoise, relevée de magenta. Le résultat est lisible et donne une identité forte à la série. Le revers est une certaine uniformité : la même lumière froide revient d’une scène à l’autre, quel que soit le lieu.
Faut-il lire Rat City T2 ?
Le volume s’adresse aux lecteurs déjà entrés dans la série et aux amateurs de l’univers de Spawn dans sa version futuriste. Il offre de la matière, un vrai travail de couleur et quelques bonnes scènes de dialogue. Il faut accepter un récit qui continue de se déployer sans se refermer, et un héros tenu à l’écart de sa propre histoire. Le prix, 32,95 € pour 304 pages, reste correct pour ce que le volume propose.
📖 Résumé de l’éditeur
Comment Quinlan va-t-il parvenir à survivre maintenant qu’iel est sans aucune aide ? Son passé finit par le rattraper, et après avoir reçu une balle dans la tête, le Président se réveille dans un endroit des plus inattendus. Peter étant coincé dans l’Entre-deux, la Progéniture se concentre sur un autre objectif.
📚 Fiche éditeur
| Scénario | Erica Schultz |
| Dessin | Zé Carlos |
| Couleurs | Fco Plascencia, Jay David Ramos, Marcelo Iozolli |
| Série créée par | Todd McFarlane |
| Éditeur | Delcourt, collection Contrebande |
| Date de sortie | 17 septembre 2026 |
| Prix | 32,95 € |
| EAN | 9782413095071 |
| Pagination | 304 pages |
| Format | Album cartonné, 176 × 266 mm, couleurs |