Sorti à peine un an après le premier volet très bien accueilli et intitulé L’effroyable secret du Docteur Hichcock, Riccardo Freda a continué en 1964 dans la même veine horrifique avec son nouveau film d’épouvante proposé en salles en version restaurée. L’actrice Barbara Steele est toujours à ses côtés mais le thème du film a quelques pu changé alors que le docteur Hichcock, s’il est toujours présent dans le titre, est moins une figure centrale. Freda se concentre sur le thème des amants diaboliques via une parenté non dissimulée avec Le facteur sonne toujours deux fois, le fameux roman de James M Cain avait été repris par un autre cinéaste italien en la personne de Luchino Visconti avec Ossessione en 1942. Le film suit ici une trame de film noir même s’il baigne dans un climat d’épouvante. Pour sa deuxième collaboration avec Barbara Steele, Freda étoffe le rôle de sa vedette principale. De son côté, Medin Harriet tient une nouvelle fois le rôle de la gouvernante diabolique avec une conviction remarquable se livrant lors d’une scène à une transmutation qui annonce le rôle très marquant de Regan dans L’exorciste de William Friedkin en 1973. Freda travaille sur la couleur et les effets esthétiques pour un résultat très baroque, ce qui concourt à un coté volontairement désuet et de grande qualité. Le film est daté années 60 et visuellement très italien. Le film contient quelques extérieurs assez saisissants, les acteurs sont impeccables, le film se regarde avec plaisir pour une belle séance d’horreur baroque à recommander.
Synopsis: Le professeur Hichcock, passionné de sciences occultes, vit dans une vieille maison isolée, en compagnie de sa jeune épouse Margaret, et de sa gouvernante, Catherine. Gravement malade et paralysé, il nécessite les soins constants de son confrère, le docteur Charles Livingstone, qui l’aide à expérimenter sur lui une nouvelle thérapie, entre deux séances de spiritisme. Margaret est la maîtresse de Charles, et les deux amants n’attendent qu’une chose : la mort d’Hichcock…