Avec Sahashi et les créatures fantastiques – Tome 2, le mangaka Nizo Miura prolonge ce slice of life surnaturel attachant lancé en 2025 chez Glénat Manga. Le deuxième tome, attendu le 6 mai 2026 dans la collection Seinen, prolonge le quotidien doucement déjanté de Sahashi, un lycéen on ne peut plus banal qui se découvre soudain entouré de créatures du folklore japonais et occidental. Au programme : phénix turbulent, tanuki métamorphe, garçon-serpent et menace mystérieuse autour d’un fameux fragment d’étoile.
Pour ceux qui auraient manqué le premier volume, le pitch tient en quelques lignes : en adoptant un poussin trouvé au bord de la route, Sahashi n’imaginait pas que celui-ci se révélerait être un phénix, joliment baptisé Karaage. Depuis, son professeur s’avère être un tanuki capable de se métamorphoser, son meilleur copain est un garçon-serpent, et le monde s’est élargi pour accueillir sirènes, esprits et autres bestioles étranges. Sahashi a beau se croire parfaitement ordinaire, c’est précisément cette banalité qui semble attirer à lui tout ce que le folklore peut offrir de plus singulier.
Ce deuxième opus s’ouvre sur une menace plus directe : Karaage, le phénix devenu mascotte, est désormais convoité pour le mystérieux fragment d’étoile qu’il porte en lui. Ce nouvel arc narratif resserre l’intrigue sans sacrifier l’ambiance bonhomme du tome 1. Nizo Miura alterne avec une vraie aisance les saynètes de comédie quotidienne — les bêtises de Karaage, les gourmandises improbables, les petits malentendus de cour de récré — et des moments plus inquiétants où les enjeux fantastiques rappellent leur poids. C’est un équilibre délicat, et l’auteur le tient avec un sens aigu du rythme.
Le trait de Nizo Miura reste cette pâte simple, ronde, presque enfantine, qui a fait le charme du premier volume. Loin de pénaliser le récit, ce dessin volontairement épuré met en valeur la diversité du bestiaire et laisse respirer la mise en page. Les expressions sont franches, les créatures immédiatement identifiables, et chaque planche compose une petite scène de vie où le merveilleux s’invite presque par effraction. C’est un manga qu’on lit le sourire aux lèvres, sans se forcer.
Dans le paysage seinen souvent dominé par les récits sombres ou les grosses machineries d’action, Sahashi et les créatures fantastiques trouve sa place avec une proposition différente : un slice of life surnaturel, accessible à un large public, qui fait coexister tendresse, humour et imagination. La traduction de Sara Correia restitue avec naturel le ton décalé du récit, et le format rend ce deuxième tome très facile à conseiller, aussi bien aux amateurs de comédies fantastiques qu’aux lecteurs occasionnels en quête d’un manga doux et drôle.
Au final, ce deuxième tome confirme tout le bien que l’on pouvait penser de la série après le premier volume : un folklore détonnant, des personnages attachants, beaucoup d’humour et une vraie tendresse pour ses figures, même les plus farfelues. Phénix, tanuki, sirène… Nizo Miura ouvre un univers qu’on a envie de voir s’étoffer encore. Un manga à mettre entre toutes les mains.
Résumé éditeur
« Un phénix comme doudou ! »
Il s’est passé plein de trucs, et maintenant, Karaage en a après mon fragment d’étoile ! Sahashi s’est toujours considéré comme un écolier on ne peut plus banal, mais depuis qu’il a adopté son phénix Karaage, il est abonné aux bizarreries ! Le deuxième tome tant attendu du quotidien pas si banal de Sahashi.
Si vous avez manqué le début : il a un phénix pour animal de compagnie, son professeur est un tanuki capable de se métamorphoser, et son copain d’école est un garçon-serpent. Sahashi a beau être parfaitement ordinaire, il n’attire que les choses, phénomènes et individus étranges.
Date de sortie : 6 mai 2026 Scénario & Dessin : Nizo Miura Traduction : Sara Correia Éditeur : Glénat Manga Collection : Seinen Format : 13 × 18 cm – 192 pages