“Une Traviata” en état de grâce et hyper-connectée à Garnier, signée Simon Stone
Une Traviata à l'aune des réseaux sociaux, magnifiquement portée par la soprano sud-africaine Pretty Yende et le ténor Benjamin Bernheim, tel est le pari audacieux mais réussi de Simon Stone.
Madame Butterfly ou l’univers poétique en majesté de Bob Wilson
Madame Butterfly est de retour à Paris et cette production de Bob Wilson demeure unique tant son univers hypnotique fait naître un nouveau rapport au plateau, décomposant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.
Isabelle Adjani dans “Opening Night” : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante, sur les planches...
A l’abri d’images, de répétition, de jeux de pouvoir, de manques, de fracas, on y voit une actrice en crise après avoir assisté à la mort d’une admiratrice. Hantée par le fantôme de cette jeune femme comme elle le serait de sa propre jeunesse perdue, elle perd pied et boit, ne parvenant plus à se connecter à son rôle, celui d’une comédienne en manque d’amour.
“L’École des femmes” sous le regard enlevé de Stéphane Braunschweig, disponible librement en streaming
Dans cette farce cauchemardesque, si Molière fustige cette folie utopique qui trouve appui sur le pire obscurantisme religieux, les “Maximes du mariage” d’Arnolphe, il ne caricature pas pour autant son héros dont il donne aussi à voir les tourments douloureux qui habitent cet homme redoutant plus que tout la vieillesse qui se profile
Un Bourgeois Gentilhomme follement drôle au Lucernaire, pour tous les âges!
Molière a beau avoir écrit Le Bourgeois Gentilhomme en 1670, la pièce n'a pas pris une ride...
Lorraine de Sagazan s’empare de “Platonov” dans une version actualisée et fait vibrer le...
Anton Tchekhov a 18 ans quand il écrit Platonov. Pourtant, cette pièce de jeunesse est une œuvre majeure : elle contient, en puissance, tout le théâtre du dramaturge russe du XIXème siècle profondément ancré dans une crise existentialiste face à un monde finissant.
Si le paradis de Tchekhov est déjà perdu, la quête d’un destin plus grand que soi en l’absence de père et donc de repères, est au cœur de cette adaptation libre et réussie de Platonov par Lorraine de Sagazan.
Un éblouissant duo de comédiens dans Casanova, le pardon au Lucernaire
Affiche de la pièce "Casanova - Le Pardon"
Casanova est un personnage devenu mythique. Aventurier insatiable, séducteur invétéré,...
“Festen” orchestré d’une main de maître entre théâtre et cinéma par Cyril Teste, de...
“Festen”, le film culte de cette nouvelle vague danoise, sert aujourd’hui de point de départ à la pièce de Cyril Teste qui convoque théâtre et cinéma, dans un geste aussi sophistiqué que maîtrisé.
“Ca ira (1) Fin de Louis” ou le souffle révolutionnaire transcendé : derniers rounds
“Ca ira (1) Fin de Louis” ou le souffle révolutionnaire transcendé : derniers rounds
Après son succès public et critique, la pièce de l’auteur-metteur en...
Extra ! le récital déjanté de Cinq de cœur dans Oh la belle vie
Entre music-hall et théâtre, cinq chanteurs classiques soit deux sopranos, une alto, un ténor et un baryton jouent de leurs voix pour construire a cappella un show aussi surprenant que déjanté.
A la manière des Frères Jacques, ils réinvente ce genre scénique mêlant comédie, humour et chant où le plateau devient leur terrain de jeux favori à partir de situations de la vie quotidienne qu’ils habillent de standards musicaux revisités et de sketchs abracadabrantesques !
Le Presbytère, l’un des ballets les plus électriques de Maurice Béjart, revient à Paris...
Le Presbytère, l’un des ballets les plus électriques de Maurice Béjart, revient à Paris à la rentrée
Dès l’ouverture, l’émotion et la nostalgie sont là,...
Le ballet électro-pop de Wayne McGregor électrise l’Opéra Bastille
McGregor revient à Paris avec ce ballet qui convoque le compositeur électro-pop Jamie xx et le plasticien Olafur Eliasson (décor et lumières) pour une création à la fois visuelle, musicale et chorégraphique d’une puissance rare
Un “Don Giovanni” prédateur et cruel, sous le regard clinique d’Ivo van Hove
Dans cette vision tragique de l’œuvre, le rapport à l’autre donne alors toutes les armes à Don Giovanni pour s’affranchir de tous les interdits et manipuler, corps et âmes, des proies sous sa domination et dont la volonté de destruction gangrène l’ordre social.
Fanny Ardant : un diamant brut dans “Hiroshima mon amour”
L’œuvre de Duras est traversée par une nécessité de se raconter et de se dissimuler. Elle est à la fois inspirée par la sublimation et le témoignage d’une mémoire sélective, filtrée, remodelée par l’érosion du temps. Dans son théâtre, autant que dans ses romans, l’écrivain ne cesse de retravailler les événements qui l’ont marqué et d’en réinventer les traumatismes.
Répétitions : dans l’intimité d’une pièce de Michalik
Répétitions est un documentaire signé Lucie Créchet. Pendant des mois, elle a suivi la troupe d'Alexis Michalik...
Bob Wilson et Isabelle Huppert : un duo en majesté
Bob Wilson et Isabelle Huppert : un duo en majesté
Bob Wilson retrouve Isabelle Huppert dans la figure historique de Mary Stuart, la reine d’Écosse...
“Electre / Oreste” sous le regard endiablé d’Ivo van Hove, au cinéma
Ivo van Hove est de retour au Français avec Electre / Oreste, d’après Euripide. Il compile les deux texte en une pièce où s’explore le processus de radicalisation des protagonistes, animés par une rage et une férocité extrêmes, dont la mise en scène se saisit avec une intensité rare et un geste puissant, du destin des héros aveuglés, intransigeants et torturés.
“Bigre” : le trio gagnant et barré de retour à Paris
Un spectacle hilarant à la drôlerie percutante et mordante, qui porte aussi une profonde humanité, une vraie tendresse pour ses personnages et leurs histoires impossibles.
La joute oratoire et terrestre de Koltès portée par une duo brûlant
Dans cette pièce de Koltès, deux personnages s'affrontent autour d'un accord indicible, le désir. Les deux comédiens interprètent avec force ce texte fort aux accents métaphoriques. Dans la mise en scène de Charles Berling et son décor monumental, les mots fusent et résonnent au combat des deux protagonistes.
Blanche Gardin, Benoit Solès, Thomas Ostermeier : le palmarès gagnant des Molières 2019
La 31e cérémonie des Molières s'est déroulée lundi 13 mai au théâtre des Folies Bergère, sous l’égide de l’humoriste belge Alex Vizorek. Blanche Gardin remporte le Molière de l'humour pour la deuxième fois. "La Machine de Turing" de et avec Benoit Solès est le grand gagnant de la soirée qui repart avec 4 Molières tandis que « La Nuit des rois » de Shakespeare, revisitée par Thomas Ostermeier à la Comédie-Française, obtient le Molière du Théâtre public.
“Un amour qui ne finit pas” porté par la théâtralité enlevée de Michel Fau
Photo Marcel Hartmann
Enregistrée en 2016 au Théâtre Antoine, la pièce d'André Roussin "Un amour qui ne finit pas" est diffusée ce 11 mai sur...
Isabelle Adjani dans “Opening Night” : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante
Pour son retour sur scène, Isabelle Adjani a choisi le metteur en scène Cyril Teste. Dans une pièce librement inspirée d’Opening Night de John Cassavetes, elle interprète une comédienne (Myrtle) à la dérive, en quête d’une vérité dramatique dont le matériau en constante évolution, se réinvente à chaque représentation.
Rencontre au sommet entre Anne Teresa De Keersmaeker et les concertos baroques de Bach
La chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker épouse à merveille les fulgurances, les recommencements, à l’abri de son vocabulaire - entre variation géométrique et dynamique pulsative
L’Hôtel du Libre-Echange : le Feydeau gagnant d’Isabelle Nanty
Tous les ingrédients du vaudeville sont ici réunis et savamment orchestrés entre les jeux de situation qui affolent les protagonistes (péripétie, quiproquo, face-à-face impromptu) et la folie langagière qui atteint les personnages dans une fuite en avant aussi urgente que dérisoire, parfois d’une grande violence.
Lady Macbeth de Msensk à l’Opéra Bastille : L’amour à mort selon Warlikowski
Lady Macbeth de Mzensk est un brûlot, un coup de poing, un de ces opéras qui marque durablement l’imaginaire. Chef-d’œuvre d’un Chostakovitch d’à peine trente ans, le livret entraine l’art lyrique sur des voies sulfureuses.

























































