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Spectacles/Théâtre

Les meilleurs spectacles ou pièces de théâtre que nous avons vus à Paris et ailleurs.

Un “Don Giovanni” prédateur et cruel, sous le regard clinique d’Ivo van Hove, sur...

Dans cette vision tragique de l’œuvre, le rapport à l’autre donne alors toutes les armes à Don Giovanni pour s’affranchir de tous les interdits et manipuler, corps et âmes, des proies sous sa domination et dont la volonté de destruction gangrène l’ordre social.

La « Pastorale » de Beethoven dans les pas de Thierry Malandain, sur ...

Thierry Malandain embarque pas moins de vingt-deux danseurs dans cette traversée aux aires d’odyssée enivrante. Alliant habilement le vocabulaire classique et les compositions contemporaines, il nous offre un ballet aussi enlevé que saisissant.

Rencontre au sommet sur la chaîne Mezzo entre Anne Teresa De Keersmaeker et les...

La chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker épouse à merveille les fulgurances, les recommencements, à l’abri de son vocabulaire - entre variation géométrique et dynamique pulsative

Des “Sorcières de Salem” possédées par la troupe du Théâtre de la Ville

Emmanuel Demarcy-Mota monte “Les Sorcières de Salem”, une pièce d’Arthur Miller qui raconte comment la manipulation et l’aveuglement collectif peuvent conduire une communauté à se déchirer dès lors que la raison cède à l’injustice et que les fausses croyances s’opposent à toute recherche de vérité

“Pelléas et Mélisande” : le clair-obscur poignant de Julie Duclos

Julie Duclos relève le défi de mettre en scène "Pelléas et Mélisande" et s’empare avec un geste fort, de la langue évocatrice de Maurice Maeterlinck (1862-1949), dont les personnages semblent toujours en proie à une force invisible.

Catherine Frot et Vincent Dedienne : l’alliance parfaite

La Carpe et le Lapin. La Reine et le Fou. Tel est le postulat de cette union paradoxale ou comment la rencontre de deux personnes qui n'ont rien à faire ensemble peut révéler une vérité commune. L’un, l’autre, donc à l’abri d’une aisance de jeu à toute épreuve, se jouent de leurs différences, lesquelles vont imprimer avec humour et singularité, un imaginaire tour à tour surréaliste, mélancolique, nostalgique ou engagé pour une condition d’artiste libre et unique.

“Massacre” ou le double jeu introspectif et captif de Lluïsa Cunillé

On est saisi d’entrée par l’écriture hypnotique et captive de Lluïsa Cunillé qui ne nous lâche pas et le climat déroutant qu’elle fait naître à partir de situations concrètes et anodines qui sont autant d’indices semés par les protagonistes, révélateurs de non-dits et d’un sous texte à part entière.

Trahisons singulières sous le regard de Michel Fau

Trahisons reprend l’équation du théâtre bourgeois – le mari, la femme, l’amant –, mais la déconstruit grâce à son artifice narratif pour révéler l’essence, la profondeur et les méandres de ce lien.

Un grand moment de théâtre hors du temps avec Dans les forêts de Sibérie...

Nombreux sont les habitués des théâtres parisiens à suivre le comédien et metteur en scène William Mesguich...
"La Nuit des rois" a tout juste sous le regard d'Ostermeier à la Comédie-Française

“La Nuit des rois” sous le règne endiablé de Thomas Ostermeier, de retour au...

"La Nuit des rois" sous le règne endiablé de Thomas Ostermeier de retour au Français Pour sa première mise en scène avec la troupe de...

Thomas Ostermeier et Edouard Louis : un duo de choc

Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne, adapte à la scène "Histoire de la violence", le récit intime et politique d'Edouard Louis. Il en conserve la structure fragmentaire et polyphonique de la narration, articulée autour des différents points de vue et nombreuses voix que font naître cette agression entre ceux qui refusent d'y croire et ceux qui la commentent avec son lot de sous-entendus

“Angels in America” ou les triangles amoureux d’Arnaud Desplechin au Français

Cette pièce monstre est un flash-back sur les années 80 qui dresse un portrait à la fois baroque, fantasmagorique et profondément humain d’une époque, secouée par les années Reagan. Une présidence particulièrement réactionnaire marquée par l’incarnation du libéralisme économique et de la morale conservatrice. Mais aussi par l’arrivée dévastatrice du Sida où la pandémie se répand et décime les homosexuels.

Un nouveau ravissement avec la pièce Un cœur simple au Théâtre de Poche Montparnasse

Un coeur simple, Théâtre de Poche Montparnasse La pièce Un cœur simple revient au Théâtre de Poche Montparnasse...

La “Phèdre” sous haute tension de Brigitte Jaques-Wajeman

Brigitte Jaques-Wajeman convoque "Phèdre" et met en lumière avec l’exigence qu’on lui connait, la complexité de la figure tutélaire, confrontée à la brûlure de l’amour inavouable. Tragédie du secret, mais aussi de la nécessité d'en découdre par la décision de rompre le silence. Une héroïne sacrificielle par excellence dont le scandale de la passion incestueuse la renvoie à sa douleur, à sa frustration et à sa dévastation originelle.
PSY cause(s) 3, l'impayable cabinet psy de Josiane Pinson

PSY cause(s) 3, l’impayable cabinet psy de Josiane Pinson

PSY cause(s) 3, l'impayable cabinet psy de Josiane Pinson Josiane Pinson reprend son rôle de psy dans “PSY-Cause(s) 3”. On l'a retrouve toujours confrontée à...

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre ont l’habitude de mordre là où ça fait mal. Cette fois, ils s’en prennent à la famille avec pour cette nouvelle création, un titre sonnant comme un avertissement : "Tout le monde ne peut pas être orphelin", qui en dit long sur l’esprit ravageur qui va déferler à tombeau ouvert sur les affres de la vie de la si jolie petite famille ! Un jeu de massacre à la hauteur du carnage annoncé où le public installé en face à face, dans une scénographie bi-frontale, assiste, médusé, à l’étrillage qui est l’œuvre.

WORKS ou les précipités dansants d’Emanuel Gat

Dans ce nouvel opus, Emanuel Gat s’attache à la singularité et à l’engagement des artistes qui l’accompagnent. Dix d’entre eux donnent à voir six courtes pièces qui sont autant de variations sur les recherches du chorégraphe mais qui portent, pour la plupart, le nom de leurs interprètes. Où le chorégraphe fait naître une cohabitation sensible des corps au sein du groupe, mêlant des fragments d’histoires et des impressions personnelles. Sur un plateau presque nu, l’émotion circule par le mouvement pur : duos et pièces de groupe se succèdent et se construisent parfois en temps réel, à partir de fragments et de dialogues.

Top 10 Opéra / Danse : le meilleur de l’année 2019

Après notre top 10 des pièces de théâtre pour l’année écoulée, place au top 10 Opéra / Danse qui consacre des surdoués de la scène opératique ou chorégraphique. Simon Stone qui, pour sa première mise en scène d’opéra, a fait sensation avec sa Traviata revisitée, prenant la tête du classement, sans oublier les valeurs sures : Krzysztof Warlikowski, Bob Wilson, Anne Teresa De Keersmaeker, Crystal Pite ou encore Thierry Malandain ainsi que Calixto Bieito et Wayne McGregor où chacun à sa manière témoigne d’un univers singulier et réinventé.

Top 10 Théâtre : le meilleur de l’année 2019

Comme pour chaque fin d’année et sa rétrospective, nous nous sommes livrés au classement traditionnel des 10 meilleures pièces de théâtre de l’année 2019. Le classement retenu s’attache à des écritures théâtrales nouvelles, singulières, revisitées ou plus intimes, portées par une qualité de jeu toujours extrême, et pour un théâtre qui parle forcément de nous pour mieux parler des autres et donc du monde.

Ludmilla Dabo chante Nina Simone mais pas que !

Nina Simone, née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, aurait pu devenir concertiste classique, mais elle était noire, et elle portera toute sa vie le deuil de ce destin refusé. Femme de légende, elle fut aussi et par dessus tout une figure de la lutte des droits civiques. Sur scène, David Lescot est à la guitare tandis qu’au chant, la comédienne Ludmilla Dabo, pétrie depuis l’enfance de musique blues, jazz et soul, incarne Nina Simone, où s’esquisse un portrait juste, sensible et politique.

Fanny Ardant / Marguerite Duras : la liberté par dessus tout. Reprise exceptionnelle pour...

"Il y a une grande inimitié entre la vie et la grande création" disait Marguerite Duras. Et qui mieux que la parole pour se laisser aller, se laisser dire, nous dire justement, là, tout Duras suspendue toute entière à la passion, au désir, libre envers et contre tous.
"Electre/Oreste" sous le regard endiablé d'Ivo van Hove

“Electre / Oreste” sous le regard endiablé d’Ivo van Hove, revient au Français

Ivo van Hove est de retour au Français avec Electre / Oreste, d’après Euripide. Il compile les deux texte en une pièce où s’explore le processus de radicalisation des protagonistes, animés par une rage et une férocité extrêmes, dont la mise en scène se saisit avec une intensité rare et un geste puissant, du destin des héros aveuglés, intransigeants et torturés.

Un monde intranquille selon Arne Lygre

Qu’est-ce qu’un.e ami.e, ou un.e inconnu.e, ou un.e ennemi.e ? Et qui pourrait correspondre à cette description à tel moment donné ? sachant qu’ils ont tous, les uns avec les autres, le niveau relationnel spécifique qui est induit par cette seule désignation. Voilà le questionnement posé par l’auteur/dramaturge norvégien Arne Lygre et que met en scène pour la quatrième fois Stéphane Braunschweig.

Un “Lear” coup de poing transcendé par Bo Skovhus à l’Opéra Garnier

L’opéra est porté par une empreinte orchestrale, riche en percussions et en cuivres, qui accompagnent la perdition des personnages. Où la mise en scène de Calixto Bieito s’ancre magistralement sur la figure de la chute et son drame mortifère dont les timbres de l’orchestre inaugurent sans relâche la violence abyssale.

“On s’en va” ou le théâtre comme exutoire de Krzysztof Warlikowski

Après son incursion dans l’œuvre de Marcel Proust, Krzysztof Warlikowski revient à l’un de ses dramaturges favoris, Hanokh Levin, dont il restitue de façon très libre, mais avec cet art de la mise en scène qu’on lui connait : percutant et incisif, le ton ravageur et caustique. Le texte de Levin décrit des individus persuadés que leur destin se joue ailleurs, qu’il faut donc s’échapper d’où l’on naît , partir. Mais ce désir se révèle vite une illusion, voire même une utopie.

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