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Pièces et spectacles coups de coeur

Tous les spectacles et pièces de théâtre qui nous ont renversés ! Vous trouverez dans cette rubrique les incontournable du spectacle vivant, chroniqués par la rédaction.

"La Nuit des rois" a tout juste sous le regard d'Ostermeier à la Comédie-Française

“La Nuit des rois” sous le règne endiablé de Thomas Ostermeier, de retour au...

"La Nuit des rois" sous le règne endiablé de Thomas Ostermeier de retour au Français Pour sa première mise en scène avec la troupe de...

Thomas Ostermeier et Edouard Louis : un duo de choc

Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne, adapte à la scène "Histoire de la violence", le récit intime et politique d'Edouard Louis. Il en conserve la structure fragmentaire et polyphonique de la narration, articulée autour des différents points de vue et nombreuses voix que font naître cette agression entre ceux qui refusent d'y croire et ceux qui la commentent avec son lot de sous-entendus

“Angels in America” ou les triangles amoureux d’Arnaud Desplechin au Français

Cette pièce monstre est un flash-back sur les années 80 qui dresse un portrait à la fois baroque, fantasmagorique et profondément humain d’une époque, secouée par les années Reagan. Une présidence particulièrement réactionnaire marquée par l’incarnation du libéralisme économique et de la morale conservatrice. Mais aussi par l’arrivée dévastatrice du Sida où la pandémie se répand et décime les homosexuels.

Un nouveau ravissement avec la pièce Un cœur simple au Théâtre de Poche Montparnasse

Un coeur simple, Théâtre de Poche Montparnasse La pièce Un cœur simple revient au Théâtre de Poche Montparnasse...

La “Phèdre” sous haute tension de Brigitte Jaques-Wajeman

Brigitte Jaques-Wajeman convoque "Phèdre" et met en lumière avec l’exigence qu’on lui connait, la complexité de la figure tutélaire, confrontée à la brûlure de l’amour inavouable. Tragédie du secret, mais aussi de la nécessité d'en découdre par la décision de rompre le silence. Une héroïne sacrificielle par excellence dont le scandale de la passion incestueuse la renvoie à sa douleur, à sa frustration et à sa dévastation originelle.

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre ont l’habitude de mordre là où ça fait mal. Cette fois, ils s’en prennent à la famille avec pour cette nouvelle création, un titre sonnant comme un avertissement : "Tout le monde ne peut pas être orphelin", qui en dit long sur l’esprit ravageur qui va déferler à tombeau ouvert sur les affres de la vie de la si jolie petite famille ! Un jeu de massacre à la hauteur du carnage annoncé où le public installé en face à face, dans une scénographie bi-frontale, assiste, médusé, à l’étrillage qui est l’œuvre.

WORKS ou les précipités dansants d’Emanuel Gat

Dans ce nouvel opus, Emanuel Gat s’attache à la singularité et à l’engagement des artistes qui l’accompagnent. Dix d’entre eux donnent à voir six courtes pièces qui sont autant de variations sur les recherches du chorégraphe mais qui portent, pour la plupart, le nom de leurs interprètes. Où le chorégraphe fait naître une cohabitation sensible des corps au sein du groupe, mêlant des fragments d’histoires et des impressions personnelles. Sur un plateau presque nu, l’émotion circule par le mouvement pur : duos et pièces de groupe se succèdent et se construisent parfois en temps réel, à partir de fragments et de dialogues.

Top 10 Théâtre : le meilleur de l’année 2019

Comme pour chaque fin d’année et sa rétrospective, nous nous sommes livrés au classement traditionnel des 10 meilleures pièces de théâtre de l’année 2019. Le classement retenu s’attache à des écritures théâtrales nouvelles, singulières, revisitées ou plus intimes, portées par une qualité de jeu toujours extrême, et pour un théâtre qui parle forcément de nous pour mieux parler des autres et donc du monde.

Ludmilla Dabo chante Nina Simone mais pas que !

Nina Simone, née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, aurait pu devenir concertiste classique, mais elle était noire, et elle portera toute sa vie le deuil de ce destin refusé. Femme de légende, elle fut aussi et par dessus tout une figure de la lutte des droits civiques. Sur scène, David Lescot est à la guitare tandis qu’au chant, la comédienne Ludmilla Dabo, pétrie depuis l’enfance de musique blues, jazz et soul, incarne Nina Simone, où s’esquisse un portrait juste, sensible et politique.

Fanny Ardant / Marguerite Duras : la liberté par dessus tout. Reprise exceptionnelle pour...

"Il y a une grande inimitié entre la vie et la grande création" disait Marguerite Duras. Et qui mieux que la parole pour se laisser aller, se laisser dire, nous dire justement, là, tout Duras suspendue toute entière à la passion, au désir, libre envers et contre tous.

La « Pastorale » de Beethoven dans les pas de Thierry Malandain

Thierry Malandain embarque pas moins de vingt-deux danseurs dans cette traversée aux aires d’odyssée enivrante. Alliant habilement le vocabulaire classique et les compositions contemporaines, il nous offre un ballet aussi enlevé que saisissant.
"Electre/Oreste" sous le regard endiablé d'Ivo van Hove

“Electre / Oreste” sous le regard endiablé d’Ivo van Hove, revient au Français

Ivo van Hove est de retour au Français avec Electre / Oreste, d’après Euripide. Il compile les deux texte en une pièce où s’explore le processus de radicalisation des protagonistes, animés par une rage et une férocité extrêmes, dont la mise en scène se saisit avec une intensité rare et un geste puissant, du destin des héros aveuglés, intransigeants et torturés.

Un monde intranquille selon Arne Lygre

Qu’est-ce qu’un.e ami.e, ou un.e inconnu.e, ou un.e ennemi.e ? Et qui pourrait correspondre à cette description à tel moment donné ? sachant qu’ils ont tous, les uns avec les autres, le niveau relationnel spécifique qui est induit par cette seule désignation. Voilà le questionnement posé par l’auteur/dramaturge norvégien Arne Lygre et que met en scène pour la quatrième fois Stéphane Braunschweig.

Un “Lear” coup de poing transcendé par Bo Skovhus à l’Opéra Garnier

L’opéra est porté par une empreinte orchestrale, riche en percussions et en cuivres, qui accompagnent la perdition des personnages. Où la mise en scène de Calixto Bieito s’ancre magistralement sur la figure de la chute et son drame mortifère dont les timbres de l’orchestre inaugurent sans relâche la violence abyssale.

“On s’en va” ou le théâtre comme exutoire de Krzysztof Warlikowski

Après son incursion dans l’œuvre de Marcel Proust, Krzysztof Warlikowski revient à l’un de ses dramaturges favoris, Hanokh Levin, dont il restitue de façon très libre, mais avec cet art de la mise en scène qu’on lui connait : percutant et incisif, le ton ravageur et caustique. Le texte de Levin décrit des individus persuadés que leur destin se joue ailleurs, qu’il faut donc s’échapper d’où l’on naît , partir. Mais ce désir se révèle vite une illusion, voire même une utopie.

Notre Odyssée II : l’épopée homérique de Christiane Jatahy

La metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy s’inspire librement de "L’Odyssée" pour nous raconter le monde ici et maintenant. Entre théâtre et cinéma et partage avec le public, son œuvre singulière s’impose désormais comme un espace manifeste de réinvention. Un nouveau langage qui expérimente les frontières entre le passé et le présent, entre le réel et la fiction, entre l’espace scénique et sa projection qui convoque différents angles, l’instant théâtral et le plan séquence de la caméra.

Bob Wilson : le showman de la jungle

Après Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir, c’est le sort du petit d’homme Mowgli imaginé par Rudyard Kipling qui prend corps sur scène dans le temps, l’espace et le vocabulaire si singuliers qui font aujourd’hui la signature Wilson.

La chanteuse L (Raphaële Lannadère) sur les pas de Barbara : une réussite

Ni biopic, ni best of donc, mais un jeu de piste singulier et poétique entre le personnage de la chanteuse de L et celui de Barbara. Et c’est là toute la force et la singularité du spectacle, où s’esquisse, l’une, l’autre, l’une avec l’autre : une figure d'artiste investie, sensible, passionnée et engagée.

Lorraine de Sagazan s’empare de “Platonov” dans une version actualisée et fait vibrer le...

Anton Tchekhov a 18 ans quand il écrit Platonov. Pourtant, cette pièce de jeunesse est une œuvre majeure : elle contient, en puissance, tout le théâtre du dramaturge russe du XIXème siècle profondément ancré dans une crise existentialiste face à un monde finissant. Si le paradis de Tchekhov est déjà perdu, la quête d’un destin plus grand que soi en l’absence de père et donc de repères, est au cœur de cette adaptation libre et réussie de Platonov par Lorraine de Sagazan.

Anna Mouglalis et Xavier Legrand dans un duel au sommet, sont de retour à...

Anna Mouglalis et Xavier Legrand dans un duel au sommet, sont de retour à Paris Après un succès public et critique, Anna Mouglalis et Xavier...

Le Misanthrope sobre et aiguisé d’Alain Françon

La vanité, le jeu des influences, les faux-semblants, mais aussi la perfidie des courtisans sont au cœur de cette pièce de Molière et de la proposition d’Alain Françon.

“Une Traviata” en état de grâce et hyper-connectée à Garnier, signée Simon Stone

Une Traviata à l'aune des réseaux sociaux, magnifiquement portée par la soprano sud-africaine Pretty Yende et le ténor Benjamin Bernheim, tel est le pari audacieux mais réussi de Simon Stone.

Madame Butterfly ou l’univers poétique en majesté de Bob Wilson

Madame Butterfly est de retour à Paris et cette production de Bob Wilson demeure unique tant son univers hypnotique fait naître un nouveau rapport au plateau, décomposant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.

Isabelle Adjani dans “Opening Night” : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante, sur les planches...

A l’abri d’images, de répétition, de jeux de pouvoir, de manques, de fracas, on y voit une actrice en crise après avoir assisté à la mort d’une admiratrice. Hantée par le fantôme de cette jeune femme comme elle le serait de sa propre jeunesse perdue, elle perd pied et boit, ne parvenant plus à se connecter à son rôle, celui d’une comédienne en manque d’amour.

“L’École des femmes” sous le regard enlevé de Stéphane Braunschweig, disponible librement en streaming

Dans cette farce cauchemardesque, si Molière fustige cette folie utopique qui trouve appui sur le pire obscurantisme religieux, les “Maximes du mariage” d’Arnolphe, il ne caricature pas pour autant son héros dont il donne aussi à voir les tourments douloureux qui habitent cet homme redoutant plus que tout la vieillesse qui se profile

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