Le Lucernaire donne la parole à une Delphine Grandsart très en forme sur la scène du Paradis pour raviver le souvenir d’une grande dame à la vie logée entre XIXe siècle et XXe siècle, danseuse de cancan populaire française et femme insoumise. La pièce se déroule à rebours, depuis l’époque des vieux jours jusqu’à la prime jeunesse, dans une narration haute en couleur où la comédienne multiplie les confidences et invective le public à l’envi. Elle prend gentiment pour cible les femmes et les hommes du public pour les mettre en boite à l’occasion d’une anecdote sur les amours exubérants de la dame. La musique d’antan fait plonger dans l’époque des cabarets de Pigalle, le ton très titi parisien multiplie les mots d’argot et les expressions bon enfant issus d’une époque révolue. Le spectacle tient en haleine, la Goulue devient peu à peu une grande copine gentiment délurée et avide d’amitié Tour à tour blanchisseuse, modèle pour les peintres et les photographes, en particulier pour Auguste Renoir à Montmartre, la dame a vécu une vie bien occupée, de quoi offrir un très beau spectacle sur la scène du Lucernaire jusqu’au 30 aout.
Synopsis:
Qui était Louise Weber dite « La Goulue », icône du Paris de la Belle Époque ? Blanchisseuse, star du Moulin Rouge, dompteuse de fauves… La Goulue était avant tout une insoumise qui menait une vie affranchie de tout carcan mondain ou toute morale. Ce qui fait d’elle une femme d’une extrême modernité, rebelle et libre. Le spectacle qui remonte le fil du temps raconte l’incroyable destin de celle qui fut aussi la muse de Toulouse-Lautrec.
Icône des nuits parisiennes, femme libre et audacieuse : le destin vibrant d’une légende populaire.
Détails:
Du 10 juin au 30 août 2026P, Salle Paradis
Du Mercredi au samedi à 21h | Dimanche 17h30