
[MANGA] Dragon Ball – Full Color – Freezer, T2, d’Akira Toriyama (Glénat Manga)

Le 10 septembre 2026, Glénat publie le deuxième volume du cycle Freezer dans la collection Full Color, cette version colorisée lancée au Japon par la Shueisha en 2013 et découpée en France par cycles. Quatorze euros quatre-vingt-quinze, traduction de Fédoua Lamodière. La planète Namek repasse à la caisse, en couleurs.
Vegeta aux soins intensifs
Glénat résume le volume en quelques lignes : Goku est en route, Krilin file vers le grand chef namek pour comprendre ce que sont vraiment les dragon balls, et Vegeta, laissé pour mort, récupère dans le vaisseau de Freezer. L’éditeur ajoute que la proximité de la mort a exacerbé sa nature — les soldats du tyran en feront les frais. Pour qui a lu l’arc dans n’importe laquelle de ses éditions antérieures, ce découpage est celui du basculement : le prince des Saiyans cesse d’être un antagoniste pour devenir autre chose, sans jamais devenir aimable. Le reste du volume appartient à Krilin, ce qui est plus rare qu’il n’y paraît : le chauve sert d’ordinaire de faire-valoir comique, et Namek est le seul arc où on lui confie une part de l’enquête. Quant au grand chef namek, il est ce que Dragon Ball produit de plus proche d’un personnage de conte : un vieillard immobile qui distribue des révélations depuis un fauteuil, pendant que tout le monde court autour de lui.
Ce que la couleur change, et ce qu’elle coûte
La Full Color n’est pas une colorisation de fortune : elle vient du Japon, elle est validée, elle a servi de support à l’édition numérique avant de passer au papier. Glénat annonce un format de 150 × 210 mm, plus généreux que les volumes de poche habituels. On lit plus grand. Reste la question que toute colorisation rétrospective pose : dans les cases chargées, la couleur ajoute une couche là où le noir et blanc de Toriyama tenait tout seul, quitte à diluer l’impact du trait. Dragon Ball est précisément une série dont l’efficacité repose sur des aplats nets, des vitesses de lecture, du vide. Colorier du vide, c’est un exercice risqué.
Une réédition qui ne s’excuse pas
Il faut être honnête sur ce qu’est cet objet. Ce n’est pas une redécouverte, ce n’est pas un inédit, ce n’est pas un travail d’édition savante avec appareil critique et notes de traduction. C’est une belle réédition d’un classique absolu, dans une déclinaison qui existe depuis treize ans au Japon et que la France reçoit par tranches. La seule vraie question est celle de la destination : le lecteur qui découvre Namek à quinze ans y trouvera un confort de lecture supérieur à celui des vieux volumes, celui qui a déjà tout achètera par attachement ou n’achètera pas. L’ensemble est excellent, et on attend le troisième tome en novembre, avec la même curiosité et la même arrière-pensée comptable.
📖 Résumé de l’éditeur
Alors que Goku est toujours en route, Krilin file vers le grand chef namek pour en apprendre plus sur les dragon balls. Vegeta de son côté est en soins intensifs dans le vaisseau de Freezer. Seulement, avoir frôlé la mort a exacerbé sa nature et les soldats du tyran risquent fort d’en faire les frais ? Le Saiyan réussira-t-il à s’emparer des dragon balls ?
📚 Fiche éditeur
| Scénario et dessin | Akira Toriyama |
| Traduction | Fédoua Lamodière |
| Éditeur | Glénat Manga (édition d’origine : Shueisha) |
| Date de sortie | 10 septembre 2026 |
| Prix | 14,95 € |
| EAN | 9782344076613 |
| Pagination | 248 pages |
| Format | Broché, 150 × 210 mm, couleurs |