Albert Dupontel se fait une place parmi les plus grands avec Au revoir là-haut

Au revoir là-haut
Au revoir là-haut, film d’Albert Dupontel, Copyright Gaumont Distribution

Albert Dupontel se fait une place parmi les plus grands avec Au revoir là-haut

Le premier sentiment dès la fin de la projection d’Au revoir là-haut est simple: Wouah. Albert Dupontel quitte définitivement ses amis d’amuseur public pour réaliser un film ambitieux, touchant et tellement puissant qu’il force le respect. Les reconstitutions des tranchées de la grande guerre rappellent rien de moins que Les Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrick tandis que les personnages emportent le spectateur dans des traits délicieusement caricaturaux. Dire que ce film est une flamboyante réussite va de soi, parier qu’il va tout rafler aux prochains César n’est peut être pas si absurde que cela…

Une reconstitution minutieuse

Au revoir là-haut démarre tambour battant. A l’orée de l’armistice, deux soldats fraternisent sur les champs de bataille boueux. L’un ressemble à un sympathique rêveur lunaire, l’autre est un dessinateur de génie pétri de papillons dans les yeux. Mais quand un lieutenant sadique emmène sa troupe sur le champ de bataille pour un dernier tour d’honneur, il va les lier sans le savoir jusqu’à la mort. La première demi-heure est un véritable cours magistral de cinéma avec ses plans au cordeau et ses effets de style virevoltants. Le réalisateur a fait du chemin depuis Bernie et 9 mois ferme, abandonnant l’humour débonnaire et caustique de ses premiers longs métrages pour une reconstitution historique grave et légère à la fois, mais toujours maitrisée. Le jeu des comédiens se veut toujours à la limite du caricatural sans jamais perdre de leur efficacité. En cela, le dessinateur Nahuel Perez Bicayart et le sadique Laurent Laffitte semblent interpréter deux face d’une même réalité. Le rêveur et le sadique, le fou et le cynique, le bon et le mauvais. Il se tournent perpétuellement autour avec le polichinelle Albert Dupontel au centre pour équilibrer le jeu.

Un film qui fera date

Si la bande annonce laissait présager le meilleur, le film a le bon gout de confirmer toutes les folles espérantes placées en lui. Avoir autant le sourire avant les premières minutes et après la fin du générique est forcément bon signe pour la postérité d’un film que le million d’entrées voire le double pourrait avaliser avec éclat. Quant aux César, il parait évident qu’un minimum de 5 statuettes ne serait pas usurpé pour faire éclater le film aux grands jours et l’inscrire dans une liste forte de films prestigieux. Cette histoire d’amitié grinçante entre deux éclopés de la société face aux puissance aveugles et cynique de l’argent a tout pour convaincre une foule nombreuse. Ajoutez à cela une kyrielle de plans inoubliables et d’images majestueusement filmées et vous obtenez rien de moins qu’un chef d’oeuvre. Le seul bémol tiendra dans ces 20 dernières minutes un peu bâclées qui montrent surtout l’essoufflement d’un réalisateur qui a tout donner pendant 1h30. Impossible de lui en vouloir, le marathon est un sport éreintant, sur piste comme derrière la caméra. Reste une belle quantité de moments

Au revoir là-haut est certainement le film français de l’année en même temps qu’une éclatante réussite. La folie douce d’Albert Dupontel se mue en oeuvre d’art pour un éblouissement visuel à découvrir absolument.

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Au revoir là-haut
Au revoir là-haut

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Sortie : le 25 octobre 2017
Durée : 1h57
Réalisateur : Albert Dupontel
Avec : Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart, Laurent Laffitte
Genre : Drame

 

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Note
Originalité
Mise en scène
Réalisation
Jeu des acteurs
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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