Most recent articles by:

Gaël

Gaël a créé Publik'Art en 2009. Notaire de formation, il est responsable de la rubrique BD et gère l'administration du site (webmaster). Il vit dans le sud de la France d'où il anime le webzine avec les membres de la rédaction, présente sur la majeure partie de l'hexagone : Paris, Bayonne, Montpellier, Lille, Lyon.

[BD] La Brute et le Divin, sublime thriller écologique du bout du monde (Rue de Sèvres)

La Brute et le Divin, sublime thriller écologique du bout du monde (Rue de Sèvres) Roman graphique signé par Léonard Chemineau (dessinateur de La Bibliothèque...

[BD] Monica, nouveau récit kaléidoscopique de Daniel Clowes (Delcourt)

Monica, nouveau récit kaléidoscopique de Daniel Clowes (Delcourt) Auteur reconnu du monde des comics américains, Daniel Clowes nous offre avec son dernier né, Monica, un...

[BD] Durango la jeunesse tome 2/3 : un western de feu et de sang (Soleil)

Durango la jeunesse tome 2/3 : un western de feu et de sang (Soleil) Durango s'offre une seconde jeunesse avec cette mini-série en triptyque...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.