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Gaël

Gaël a créé Publik'Art en 2009. Notaire de formation, il est responsable de la rubrique BD et gère l'administration du site (webmaster). Il vit dans le sud de la France d'où il anime le webzine avec les membres de la rédaction, présente sur la majeure partie de l'hexagone : Paris, Bayonne, Montpellier, Lille, Lyon.

[BD] Le Serpent et la Lance, tome 04 : Hub au sommet de son art (Delcourt)

Des corps momifiés. Une princesse disparue. Deux hommes traqués par le destin. Le Serpent et la Lance T04 — la tension n’a jamais été aussi haute.

[BD] La Couronne de France T04 – De Louis XIII à Louis XIV (Delcourt)

« Quand la couronne cesse d’être simple symbole pour devenir l’instrument d’un pouvoir total. » En somme, un album passionnant — aussi bien pour les amateurs d’histoire que pour les lecteurs de BD — qui réussit à conjuguer rigueur documentaire et rythme narratif soutenu.

[BD] L’Ombre des Lumières T03 : Le Démon des Grands Lacs » ou un dernier tour de manège (Delcourt)

Un libertin ambitieux, une forêt impitoyable, un pari fou… Le chevalier de Saint-Sauveur jette les dés de son destin. Dans « Le Démon des Grands Lacs », l’ultime tome de la trilogie, Ayroles & Guérineau signent un final flamboyant et imprévisible.

[BD] Le Village – Le cauchemar qui ne dit jamais son nom (Delcourt)

Oppressant, réaliste et profondément inquiétant : Le Village est un roman graphique qui prend à la gorge et ne lâche plus. Une collaboration Thilliez–Tackian–Kochanski qui marque les esprits.

[Comics] Deathbringer – Quand les ténèbres deviennent art (Delcourt)

Puissant, mystique et radical. Deathbringer d’Ismaël Legrand fait du noir et blanc une arme et du désespoir un art. Une révélation dans la dark fantasy.

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.