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Gaël

Gaël a créé Publik'Art en 2009. Notaire de formation, il est responsable de la rubrique BD et gère l'administration du site (webmaster). Il vit dans le sud de la France d'où il anime le webzine avec les membres de la rédaction, présente sur la majeure partie de l'hexagone : Paris, Bayonne, Montpellier, Lille, Lyon.

[BD] La Mécanique, tome 2 : le moteur du chaos s’emballe (Editions Soleil)

Le chaos s’emballe Dès les premières pages, Chamka installe un sentiment d’urgence — les rouages de la dictature vacillent. Le Major pressent que tout devient...

[BD] L’Epervier : Yann de Kermeur débarque dans le catalogue des éditions Soleil (Quadrants)

Aux origines du mythe Avant les grandes traversées et les complots coloniaux, il y eut Kermellec. Avec Le Trépassé de Kermellec, réédité chez Quadrants en...

[BD] Simone, tome 3 : Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira (Glénat)

De la déportation à la justice En 1972, Simone Lagrange reconnaît à la télévision le visage de Klaus Barbie, le bourreau qui l’avait arrêtée trente...

[Comics] La Ballade des Frères Blood, par les auteurs de 100 Bullets (Delcourt)

Une quête familiale au cœur du Far West Trois frères partent à travers les terres sauvages du Texas pour sauver leur mère kidnappée, après que...

[BD] La ruée vers l’or (La véritable histoire du Far West / Glénat)

Le mirage de l’eldorado Mai 1848. À San Francisco, Samuel Brannan lance la nouvelle suivante, scandée dans les rues : « De l’or, de l’or,...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.