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Fanny Debuchot

Amatrice d'arts et de lettres, Fanny est une rédactrice discrète mais qui vient parfois partager ses découvertes culturelles. Elle aime avant tout la musique et l'équitation mais elle est cultivée et curieuse de tout !

Saudade, une BD de Fortu (Delcourt Shampooing)

Saudade, c’est une série d’histoires courtes empreintes de sentiments. Dès les premières pages, le décor est posé. On reste là, sidéré par une scène de vie.

Macaroni ! une BD de Thomas Campi et Vincent Zabus (Dupuis)

Macaroni ! c’est l’histoire touchante de milliers d’hommes et de femmes italiens qui ont quitté leur pays au XXème siècle pour raison économique.

Les mésaventures de Grumpy Cat, BD de Ben McCool, Ben Fischer et Steve Uy (Jungle)

Les mésaventures de Grumpy Cat et Pokey, son petit frère, est une bande-dessinée conçue autour du célèbre chat connu sur internet grâce à sa mine boudeuse.

Le Carrefour, une BD de Arnaud Floc’h et Grégory Charlet (Grand Angle)

Le Carrefour, une BD de Arnaud Floc’h et Grégory Charlet (Grand Angle) Le carrefour est une bande-dessinée originale autour d’un drame familial et communal à...

Teach me love tome 1 : le sexe façon shojo

Teach me love est un shojo qui s’adresse à un public réellement averti. Ici, aucune barrière concernant l’Amour et le sexe.

Heart in a box, un comics de Kelly Thomson et Meredith McLaren (Glénat Comics)

Heart in a box est un comics assez original, qui nous amène aux côtés d’Emma, une jeune femme complètement déprimée par une déception amoureuse.

Night Shift : une pâle copie de Grey’s Anatomy, bien loin des épisodes d’Urgences

Hier soir sur TF1, on a pu découvrir le premier épisode de la nouvelle série médicale du moment Night Shift. Une grosse blague, hypercaricaturée.

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.