Casablancas ou la victoire de l’apparence sur tout le reste

Casablancas
Casablancas, film de Hubert Woroniecki, Copyright John Casablancas

Casablancas ou la victoire de l’apparence sur tout le reste

Casablancas rend un hommage extrêmement respectueux à John Casablancas. L’existence mouvementée du fondateur de l’agence Elite est dévoilée dans toute sa truculence avec toujours les plus belles femmes du monde à ses côtés. Le documentaire ne vise pas la véracité ni la vraisemblance mais plutôt le fantasme grandeur nature. Le ton est à la gloire posthume, nul besoin de remuer la boue…

Issu d’une richissime famille d’industriels espagnols, John Casablancas a passé une enfance dorée entre soleil, établissements privés et jet set. Considéré par son père comme un incapable tout juste bon à séduire les belles plantes, il prend sa revanche en fondant la première agence de mannequins au monde. Le récit est didactique, les images défilent avec la voix charmeuse du magnat de la mode. La voix fut captée en 2011 peu avant sa disparition en 2013, elle étrenne ce qui ressemble à un testament d’outre tombe. Les images des plus grand mannequins de la fin du XXe siècle soulignent le rôle central joué par Casablancas dans l’accession des poulettes dans le star system. Alors qu’elles n’étaient tout juste bonnes qu’à poser sans rien dire, elles sont devenues des personnages publics à l’égal des actrices.

En misant sur quelques mannequins stars, John Casablancas a changé le monde de la mode pour toujours. L’enchainement des images glamour fait briller toute la vacuité d’un monde d’apparence et de superficialité. Brillant mais uniquement fondé sur l’apparence. Les millions de dollars récoltés ont salué cette stratégie gagnante. Le narrateur lâche quelques pics, fait quelques mea culpas mais surtout sort grand gagnant d’un film dévolu à sa gloire. Souriant, sympathique, blagueur, il a tout du gendre parfait. Tout juste pris de quelques regrets à l’occasion devant quelques choix de vie un peu cavaliers. Le film se regarde comme un documentaire sur la vie de Lady di, avec quelques frissons à l’occasion mais avec surtout l’idée que cet homme a contribué au succès du capitalisme matérialiste qui remplit peu à peu toutes les couches de notre société, avec les effets pervers que l’on sait…

Le documentaire se déguste comme une friandise légèrement trop sucrée. La durée de 89 minutes suffit pour conclure sur ce personnage haut en couleur. Décidément, il est plus facile de réussir avec quelques millions de dollars en héritage…
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Casablancas
Casablancas

En créant l’agence Elite dans les années 70, John Casablancas invente le concept de « super Top model ». Si des noms comme Naomi, Cindy, Linda, Iman, Gisèle ou Kate font aujourd’hui partie de la culture populaire, c’est en grande partie grâce à lui. Il a vécu la vie dont beaucoup rêvent, entouré de glamour et de beauté. Il raconte ici son histoire.

Sortie : le 29 juin 2016
Durée : 1h29
Réalisateur : Hubert Woroniecki
Avec : John Casablancas
Genre : Documentaire

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Note
Originalité
Scénario
Réalisation
Jeu des acteurs
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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