DJAO – After the Road est un très court film documentaire réalisé par Loïc Phil, faisant le portrait d’un migrant d’origine ivoirienne à Paris. Il est le résultat d’un travail collaboratif sur la question des marques que laisse une migration. À travers les problématiques qu’il soulève et sa qualité esthétique, il aborde des questions de la plus pure actualité. Il sera visible le 6 mai prochain sur Viméo!

Les prémices d’une réalisation de plus grande ampleur

Le projet Djao est né autour de la volonté de mêler la thématique migratoire et la danse. Le réalisateur a rencontré Mamadou à travers l’association Autremonde dont l’objectif est de créer des interfaces de socialisation et de solidarité entre des personnes en situation précaire, le plus souvent issus de vagues migratoires. Autremonde avait organisé un atelier nommé Duna Tana comme un spectacle de danse. Le réalisateur y a côtoyé Mamadou, inclus dans l’organisation de ce projet et qui vivait assez naturellement la danse. Cette rencontre et cet élan mutuel a été le point de départ du film. D’une envie d’évoquer la danse, le projet a évolué vers une plongée dans le monde des migrants et Mamadou y a finalement raconté des points essentiels de son parcours personnel entre son pays d’origine et la France, avec ses blessures et ses aspirations. La société Gump a produit le projet, rapidement convaincue par sa portée sociale et humaine. Le réalisateur a choisi de faire un documentaire aux faux airs de film de fiction avec une trame intégrant la vie réelle du personnage et ses pensées telles qu’ils les avaient racontées au réalisateur. La collaboration entre Mamadou et Loïc Phil a été le fil rouge de la création du film. Le tournage du film n’a pas été sans difficultés avec la contrainte de l’utilisation d’un matériel et d’une équipe plus lourde que ce qui se fait habituellement en documentaire. Le réalisateur souhaitait une image de qualité, il fallait donc s’en donner les moyens avec un temps de tournage plus compact. La condition d’un tel challenge fut un temps de préparation significatif avec le chef opérateur Thierry Le Mer pour assurer une plus grande fluidité dans le tournage. L’identification des lieux et les nombreuses discussions préalables ont permis d’assurer la spontanéité des participants. La direction et le découpage ont été finement travaillés et la spontanéité apparait parfaitement sur l’écran. Le nombre important d’images tournées en 3 jours a quelque peu compliqué le montage mais le résultat est à la hauteur des attentes du réalisateur.

Le court-métrage sort en ligne sur Vimeo le mercredi 6 mai, il faut le découvrir pour se confronter à une vision particulière du monde, proche de celle des migrants, avec leurs difficultés mais aussi leur bonheur de vivre.

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