Les éditions 6 pieds sous terre publient une BD furieusement désopilante, Et si l’amour c’était aimer?

Et si l'amour c'était aimer?
Et si l’amour c’était aimer?, BD de Fabcaro, éditions 6 pieds sous terre

Les éditions 6 pieds sous terre publient une BD furieusement désopilante, Et si l’amour c’était aimer?

Dans un monde où le cynisme a remplacé l’humour, il existe fort heureusement des raisons de se réjouir. La bande dessinée Et si l’amour c’était aimer? en est une, petit bijou d’humour hilarant qui se dévore aussi vite que se regarde un DVD des Inconnus. Pas une page sans son dialogue complètement alambiqué et l’éclat de rire qui va avec. Si vous ne pouvez pas vous endormir avant une bonne dose d’humour, cette BD est faite pour vous.

Santa Barbara chez les bronzés

Le principe de la bande dessinée Et si l’amour c’était aimer? est simple. Des personnages fantasques sont sortis de leur contexte initial, certainement des séries américaines cheap, avec des expressions compassées qui fleurent bon l’intrigue à l’eau de rose, et des dialogues complètement fantaisistes y sont apposés. Ainsi le couple complètement pas crédible Sandrine et Henri ressemblent à deux personnages de Santa Barbara avec le vieux requin des affaires à qui on ne la fait pas et la jeune jouvencelle trop belle pour être intelligente. Sauf que l’arrivée du livreur de macédoine (?) Michel a plonger Sandrine dans des abimes de circonspection, jusqu’à remettre en cause son couple parfait avec Henri. L’intrigue sert de prétexte à une avalanche de blagues tout droit sorties d’un épisode des Bronzés, le sérieux est remisé au placard et le ton est à la légèreté la plus distrayante. Le parti pris du dessinateur scénariste Fabcaro est au lâcher prise avec des bulles qui feront même se tordre de rire les bonnes soeurs les plus exigeantes. Tomber sur une BD si ouvertement drôle et surtout non cynique est un plaisir rare de nos jours. Pas de règlements de compte, pas de grandes leçons philosophiques, les personnages adorent la macédoine (?) et n’en ratent pas une pour paraitre aussi crétins qu’ils n’en ont pas l’air. Le noir et blanc donne aux personnages des allures aussi sérieuses et ténébreuses que les dialogues sont impayables. En bref, Et si l’amour c’était aimer? offre un bon moment de rigolage garanti, et ça, ça ne se refuse pas, surtout vu le prix modique de l’ouvrage.

Et si l’amour c’était aimer? est rien de moins qu’un bijou d’humour surfant habilement sur les codes des soap opéras pour mieux les détourner et les ridiculiser habilement. Et comme le rire est forcément au rendez-vous, il ne faut pas bouder son plaisir, même si vous n’êtes pas forcément fan de macédoine.

RESUME DE L'EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L'ALBUM

Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa luxueuse. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l’admire. Mais hélas la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu’une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et à tout ce que l’amour a pu inspirer pour vendre du papier aux amateurs et amatrices de roman à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature, laissez-nous vous soumettre l’idée qu’on peut aller encore un peu plus loin, grâce à Fabcaro.

Date de parution : le 8 novembre 2017` Scénariste(s) : Fabcaro
Dessinateur(s) : Fabcaro
Genre : Humour
Editeur : 6 pieds sous terre
Prix : 12 € (56 pages)
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Note
Originalité
Dessins
Scénario
Plaisir de la lecture
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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