Eugène Onéguine porté avec force et émotion au Théâtre des Champs Elysées jusqu’au 19 novembre 2021

Eugène Onéguine est certainement LE spectacle du moment à découvrir sur la scène parisienne du Théâtre des Champs Elysées. La célèbre institution lyrique et classique profite de son énorme scène pour installer un décor monumental dans lequel s’ébattent des chanteurs au sommet de leur art. Le metteur en scène et scénographe Stéphane Braunschweig et la cheffe Karina Canellakis n’ont pas fait dans la demi-mesure pour rendre hommage à l’oeuvre lyrique grandiose de Tchaikovsky. Il reste 2 dates les 17 et 19 novembre à 19h30 pour réserver une soirée de grande émotion lyrique.

Tchaikovsky au sommet

Le grand compositeur russe s’est inspiré de l’œuvre du poète Pouchkine et de son poème en vers Eugène Onéguine pour composer son opéra en 1879 et évoquer les impasses de l’amour et les trahisons qui l’accompagnent trop souvent. Ce sont 3 jeunes gens qui sont emportés dans le tourbillon des sentiments. L’héroïne Tatiana est interprétée avec grâce par la soprano Gelena Gaskarova comme le démontre le passage le plus connu, La lettre de Tatiana à Eugène Onéguine, passage qui a fait fondre l’ensemble de l’assistance pour une salve d’applaudissements bien méritée. La jeune fille est innocente et éprise d’un amour absolu, elle transmet une émotion palpable. Elle s’éprend pour sa malchance au dandy Onéguine interprété par Jean-Sébastien Bou à la retenue toute nécessaire pour son rôle d’ogre aigri. Jean-François Borras est le poète Lenski qui ne pense aveuglément qu’à ses aspirations littéraires. Le spectacle de 2h30 enchaine les performances lyriques avec le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux à la présence puissante au côtés des 3 protagonistes principaux. La passion et les doutes laissent place aux regrets quand le moment si proche est passé et perdu à jamais. Tchaikovsky a adapté le drame intimiste de Pouchkine et le TCE en fait un spectacle grandiose avec ses décors qui sortent de terre ou descendent du ciel. De quoi enthousiasmer le public pas ingrat si on en juge par les longs applaudissements finaux.

Impossible de ne pas être ébloui par ces interprètes au diapason de la direction d’orchestre de la jeune cheffe américaine Karina Canellakis à la direction de l’Orchestre National de France. Plus que 2 représentations pour assister à un spectacle lyrique qui vous fera hérisser les poils sur les bras!

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