Une exposition Gauguin l’alchimiste au Grand Palais à ne manquer sous aucun prétexte

Gauguin l'alchimiste
Gauguin l’alchimiste

Une exposition Gauguin l’alchimiste au Grand Palais à ne manquer sous aucun prétexte

Le Grand Palais organise une vertigineuse exposition autour d’un Paul Gauguin étudié sous toutes les coutures et visible jusqu’au 22 janvier 2018. Un large panorama de ses oeuvres les plus marquantes s’expose pour un véritable choc esthétique tandis que des vidéos expliquent la manière dont travaillait le maitre. Peintures, statues, arts graphiques et décoratifs se laissent appréhender dans un parcours aussi riche que varié. Avec surtout des découvertes à faire autour d’un personnage plus surprenant qu’on ne le croit.

Un autodidacte doué

L’exposition accumule les informations sur un Paul Gauguin qui démarra sa carrière artistique comme un hobby. Marin au long cours puis agent de change, il s’exerçait dans son temps libre pour échafauder peintures et sculptures avant que le krach de 1882 ne le décide à se consacrer entièrement à son art. Suivant un déroulé chronologique abordant aussi bien ses origines péruviennes, sa famille de 5 enfants avec une femme d’origine danoise et une appétence précoce pour les destinations exotiques, le parcours de l’exposition cumule les surprises pour dévoiler surtout une sorte de cabinet des curiosités de l’artiste. Comment Paul Gauguin abordait la conception de ses toiles? Comment il s’escrimait à sculpter ses statues? L’exposition fait rentrer dans l’intimité d’un créateur aussi exigeant qu’indécis, reprenant sans cesse ses oeuvres jusqu’à obtenir la difficile et pleine satisfaction. Loin de se contenter de peindre sur ses toiles de jute, il mania notamment le bois, la céramique et le grès pour ouvrir ses horizons et laisser libre cours à son inspiration dévorante.

Une vie d’artiste

L’exposition montre les liens entretenus par Paul Gauguin avec ses contemporains. Edgar Degas, Camille Pissarro, Vincent Van Gogh et Emile Bernard ont croisé sa route pour des influences majeures les uns sur les autres. Quant aux voyages à Pont Aven, Arles ou à Tahiti, ils marquent des étapes décisives dans l’évolution d’un artiste constamment sur la brèche. Les oeuvres exposées subjuguent par leur haute tonalité symbolique, comme ce portrait au christ jaune qui dévoile la souffrance sourde d’un artiste jamais rassasié. Les influences japonaises et exotiques apparaissent dès La belle Angèle avec cette bretonne aux traits presque orientaux. Puis l’exposition développe largement les voyages de Paul Gauguin à l’autre bout du monde, dans ces îles qu’il imaginait vierges et sauvages mais qui était déjà perverties selon lui par l’homme occidental. Eh quoi! Tu es jalouse?, Terre délicieuse ou L’invocation expriment sa fascination pour une civilisation empreinte d’esprits millénaires et de mythologies omniprésentes dans tous les moments du quotidien. Il sut adroitement mélanger divinités maories et religiosité chrétienne dans des toiles aux influences croisées. L’exposition dévoile également l’inscription Maison du jouir gravée sur le bois de sa dernière maison en Polynésie française.

La richesse de l’exposition Gauguin l’alchimiste fascine le visiteur et permet d’appréhender la carrière d’un artiste qui finit pourtant dans le dénuement le plus total. L’influence toujours vive aujourd’hui d’une oeuvre à la radicalité si totale pourrait motiver l’organisation prochaine d’un évènement autour de l’héritage de l’artiste!

Dates : du 11 octobre 2017 jusqu’au 22 janvier 2018
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 14 €

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Gauguin l'alchimiste
Gauguin l’alchimiste

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Note
Richesse de l'exposition
Plaisir de la visite
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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