La chanteuse insoumise Zinda Reinhardt présente son nouveau clip Troumli le 19 mai

Zinda Reinhardt a dévoilé mercredi 19 mai, son nouveau clip Troumli. La chanson est assez unique pour nos oreilles, elle chante son titre en Sintikès, la langue slave sinté-manouche de ses ancêtres d’Europe de l’Est. Troumli est un tourbillon musical qui entraîne l’auditeur dans un rite de guérison électro-trap, une transe musicale intense propulsée par les vibrations de son tambour et de sa voix pleine d’intensité.

Une artiste barrée

Zinda Reinhard est profondément attachée à ses racines ancestrales dont la langue est l’élément le plus visible autant qu’audible. Ce type de langue ancienne a tendance à se perdre auprès des nouvelles générations, d’autant plus qu’il s’agit d’un langage oral sans aucune trace écrite. La chanteuse rend ici un bel hommage à ce dialecte qu’elle accompagne aussi d’un vibrant témoignage à la richesse insoupçonnée de ce dialecte. Elle donne du rythme en associant un son décrit comme électro gipsy pour donner du corps et de la chaleur à sa chanson. La chanteuse a mis en ligne sur Facebook son morceau en collaboration avec les Trans Musicales et Tsugi via un livestream très particulier en attendant son l’album prévu un jour prochain. Entre hip-hop, musique électronique et pop foutraque, Zinda Reinhardt a plongé dans ses racines gitanes pour une vraie musique unique autant que différente. Comme le souligne la chevelure blonde et décolorée de la chanteuse, rien ne rentre vraiment dans des cases une fois que l’on rentre dans cet univers chamarré. Elle met bien en avant sa voix qui psalmodie les paroles accompagnées de percussions qui scandent la rythmique à pleine puissance. La musique parle au corps autant qu’aux entrailles, sous le signe de l’instinct primaire et hors de tous les codes connus de par chez nous, dans un inconnu régénérant. L’utilisation forcenée de la langue manouche met les points sur les i, pas de compromis ni de facilité, même si l’auditeur doit deviner phonétiquement ce qu’il baragouine sans connaitre la langue. L’important est ailleurs. La jeune femme est passée du côté de la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tziganes et les gens du voyage) avant de visiter régulièrement la bibliothèque parisienne Matéo Maximoff pour s’abreuver à la source avec les écrits des gens du voyage et peuples tziganes. A moitié d’origine africaine et manouche, elle a clairement choisi de s’immerger dans cette identité pour se trouver. Adoptée à l’âge de 6 ans, elle choisit le patronyme de Reinhard pour clamer très fort d’où elle vient, comme le célèbre guitariste. Abreuvée aux albums des Pogues et Boy George, elle a choisi de vivre sa vie sans frein. Son passage à The Voice a marqué quelques esprits, elle qui a impressionné Jenifer par son implication vocale.

L’univers de Zinda Reinhard est bien particulier mais il ne faut pas hésiter à se jeter dans la gueule du loup pour découvrir un univers semblable à nul autre, un peu hardcore, un peu bordélique, mais fascinant par sa différence.

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