La semi-déception How to talk to girls at parties

How to talk to girls at parties
How to talk to girls at parties, film de John Cameron Mitchell, Copyright ARP Sélection

La semi-déception How to talk to girls at parties

La bande annonce laissait entrevoir un film furieusement punk avec une bande son qui déchire et une ambiance complètement barrée. Le film est légèrement différent avec une atmosphère plus SF que punk et une intrigue assez incompréhensible. Quelques moments punk donnent une certaine ampleur à un film que John Mitchell Cameron laisse un peu filer dans un univers abscons bizarrement sans saveur. Sans être complètement scandaleux, How to talk to girls at parties n’atteint pas les niveaux stratosphériques de ses précédents films Hedwig and the angry inch et Shortbus.

Un faux film punk

Enn (Alex Sharp (II)) et ses deux acolytes vivent dans l’Angleterre de 1977. Ils ne pensent qu’à une chose, coucher enfin avec des filles dans le contexte de l’ère punk qui chamboule tout le pays. The Clash et les Sex Pistols sont passés par là, jusqu’à effrayer les ainés et réjouir une jeunesse en quête d’idéal anarchiste. Quand ils s’introduisent dans une maison censée abriter une bamboula punk, ils découvrent des gens étrangement éthérés et habillés à la mode futuriste. Enn a un crush pour Zan (Elle Fanning) et va vivre une aventure extraordinaire avec elle. Le pitch n’est pas très punk avec certes quelques intermèdes punk, notamment un concert jouissif avec Enn et Zan aux micros, mais le reste est à la fois bavard et compliqué. La rom’com’ s’alourdit de détails extraterrestres qui coupent le rythme et s’encombrent de difficultés rhétoriques. Le titre promettait des combines pour approcher les filles pendant des surprise party, il finit sur un ton totalement et volontairement irréaliste. Les fans de musique se sentiront quelque peu floués par cette pochade sans queue ni tête finalement pas très originale et un peu longuette. Quelques morceaux punk éternels et un scénario moins tarabiscoté auraient apporté un peu de chaleur à un film qui se perd dans des méandres métaphysiques inutiles. Le film pose tout de même la question: qu’est ce que c’est être punk? Il ne suffit pas de porter des vêtements déchirés et de brailler pour l’être, et finalement personne ne l’a finalement jamais vraiment été selon un John Mitchell Cameron très lucide sur la question, surtout si l’on considère la récupération sans vergogne du mouvement par l’industrie du disque.

How to talk to girls at parties propose des situations délicieusement barrées mais jamais très convaincantes. Nicole Kidman interprète un rôle annexe qui n’apporte pas grand chose dans la romance entre une alien et un jeune un peu rêveur. Quant au film définitif sur le punk, le contrat n’est pas rempli, hélas.

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How to talk to girls at parties
How to talk to girls at parties

1977 : trois jeunes anglais croisent dans une soirée des créatures aussi sublimes qu’étranges.
En pleine émergence punk, ils découvriront l’amour, cette planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère : comment parler aux filles en soirée…

Sortie : le 20 juin 2018
Durée : 1h42
Réalisateur : John Cameron Mitchell
Avec : Elle Fanning, Alex Sharp (II), Nicole Kidman
Genre : Comédie, Science fiction, Romance, Musical

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NOS NOTES ...
Originalité
Mise en scène
Jeu des acteurs
Réalisation
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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