Laura Perrudin a plusieurs cordes à son arc, elle compose, chante, joue de la harpe et produit son 3e album Perspectives & Avatars pour une originalité presque jazzy que sa voix très chantante exprime sur les 12 chansons d’un album qui multiplie les collaborations.

Une artiste unique en son genre

La chanteuse, harpiste, compositrice, productrice et autrice Laura Perrudin est apparue dès 2015 avec la parution de son premier album Impressions. Son album suivant est paru en 2017, Poisons & Antidotes entre pop, soul et folk. Elle y utilise un instrument créé spécialement pour elle, la harpe chromatique électrique. Distinguée par sa voix unique accompagnée d’expérimentations électroniques, Laura Perrudin a mis en place un univers très personnel qui ressort à chacun de ses concerts où elle se drape dans un accoutrement de geek avec pédales d’effet, laptop et looper multipistes pour densifier l’utilisation de sa harpe et de sa voix. Son nouvel album Perspectives & Avatars paru le 9 octobre 2020 lui permet de creuser sa singularité dans une ambiance résolument dansante et soul. Les invités de renom s’enchainent avec les apparitions de Philippe KaterineMélissa LaveauxBecca Stevens, Emel Mathlouthi et Ian Chang. Le single The W Word débute l’album dans une ambiance bruitiste où vogue la voix de la chanteuse. Light Players est plus langoureux avec un orgue rappelant selon certains l’ambiance mystérieuse de No Quarter de Led Zeppelin. Comme l’explique l’artiste, chaque chanson est un personnage, presque un avatar. Avec une poésie souvent à la sauce anglaise, parfois en version française, elle expose sa subjectivité et narre des histoires existentielles aux personnages divers, loup, nuage, sorcière ou enquête de satisfaction. Laura Perrudin a évolué sur de nombreuses scènes hexagonales et internationales comme aux Transmusicales de Rennes, à l’Eurosonic Noorderslag, au PopKultur Festival Berlin et au MaMA. Elle a également visité des scènes jazz comme au théâtre antique de Jazz à Vienne, au Winterjazz Fest NYC, à l’EFG London Jazz fest, au Jazz à la Villette et au Paris Jazz Festival. Le titre suivant Follow Snow se veut plus pop avant que Push Me fasse intervenir Philippe Katerine pour des interventions drolatiques en mode phrasé parlé décalé. Well they lied est aérien et profond, Game Over est presque rap, From one dark side to another est également aérien et épuré, Country Townie Bird résonne de dissonances toutes en harmonie, Metasong est plus rythmé et jazzy, Le refuge de la couleur est surréaliste, Major Allegory of norm est brillamment bruitiste et Something to lose traverse une atmosphère très Velvet Underground.

Pas une chanson ne ressemble à une autre pour une vraie rencontre originale avec des univers singuliers. Les sensibilités pop penseront à du Radiohead dans cette obsession de la recherche musicale, ou à Portishead avec cette voix érigée en flambeau douloureux d’une artiste inclassable, excentrique, anticonformiste. Et ça fait du bien!

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