Nicolas Ly – crédit Elisa Baudouin (1).jp

Le tout nouveau titre de Nicolas Ly, Rue de la folie, est sorti le jeudi 29 avril, extrait de son premier EP appelé également Rue de la folie et prévu pour le mois de juin. Dans ce titre, Nicolas Ly a immergé son écriture dans la rue qu’il habite depuis toutes ses années à Paris, une rue où il est capable de créer et d’imaginer ses chansons, un refuge où tout est né.

Un titre charnière

Pour le clip du tire Rue de la folieNicolas Ly s’est entouré d’Elisa Baudouin, déjà à l’oeuvre pour les clips des artistes Terrenoire, Janie, Maëlle et Bleu Toucan. Tourné dans un ascenseur, Nicolas Ly s’y retrouve piégé alors qu’il allait descendre les poubelles, son esprit twiste peu à peu jusqu’à toucher de près la folie. La métaphore est palpable, des évènements inattendus peuvent surprendre chacun de nous et nous mettre à rude épreuve. Tout le premier EP de Nicolas Ly flirte avec des inspirations sombres et le chanteur apporte la lumière avec sa musique pleine de rythmes électroniques. Le chanteur décrit sa musique comme cinématographique en imaginant des scènes de film avec chacune de ses paroles. Sa passion pour les BO de film a orienté ses gouts, comme celle du Grand Bleu qu’il tentait de retrouver à l’oreille sur son piano. Durant sa jeunesse, il a découvert Madonna par l’entremise de son grand frère féru des sons chauds du jazz. A l’adolescence, il se laisse bercer par les tubes trip-hop de Tricky, Massive Attack ou Portishead comme beaucoup d’autres ados de sa génération. Alors que sa passion pour la musique se précise toujours un peu plus, il s’adonne aussi au dessin et à la composition et il se tourne vers les Beaux-Arts. Passé également par le mannequinat, il évolue sur scène au sein d’un groupe et il vit cette expérience comme une libération. Puis il passe en solo et au français, abandonnant le groupe et l’anglais pour retrouver une sorte d’évidence. Inspiré par les grands artistes Jacques Brel, Barbara et Léo Ferré, il se plonge également dans le cinéma de la Nouvelle Vague pour la confirmation de son choix du français pour ses textes, langue moins fluide que celle de Shakespeare, mais plus tranchante pour lui. L’EP Rue de la folie se veut post-romantique avec les thèmes éternels de l’amour et du manque, mais sans verser dans le glauque, gardant toujours à l’esprit son idée de lumière. Le versant pop l’attire avec des mots directs. C’est au contact de Marlon B, celui qui a travaillé avec Charlotte Gainsbourg et Juliette Armanet que Nicolas Ly se frotte à la production avant de travailler avec Ambroise Willaume (projet Sage, réalisateur de l’album de Clara Luciani). Et puis Nicolas Ly est attiré par la folie douce, celle qui permet aux gens de s’affirmer sans être conformes à une norme. Métisse élevé par une mère française et un père vietnamien, il a découvert son homosexualité dans un petit village du Sud Ouest de la France dans les années 90 s’identifiant alors à une certaine marge de la société.

Plus qu’un auteur compositeur interprète, Nicolas Ly aime à se définir comme un réalisateur issu d’un monde décalé qu’il tente de décrire avec sa musique. Le titre et l’Ep permettront de découvrir cet univers, dès maintenant avec le single et le 17 Juin 2021 avec l’EP.

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