Cut Up est le déjà troisième album studio du Julien Daïan Quintet, jamais simple mais il est enfin arrivé. Reflet des inspirations de son auteur et de ses influences, il vogue entre envolées jazz, paroles susurrées et tonalités pop sans pour autant choisir un style en particulier. Le cross over est total et le résultat réjouissant.

Un style unique

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne ressemble à rien de connu. En plein lâcher prise, l’artiste mélange les styles avec maestria. Il mélange hip-hop, paroles gainsbouriennes et envolées free jazz pour une mélodie furieusement décousue dans Trop c’est Trop. Le jazz est toujours présent avec Septem­ber Nine qui invoque l’effervescence de la grosse pomme. Sometimes At Night I Think Of You est un titre tout en émotion, dédié à son père et enregistré en pleine nuit en une prise. L’artiste invoque également la pop culture japonaise dans Shinjuku Nemura Naï, titré né au cours d’une balade à Tokyo avec son ami Kiyoshi Tsuzuki. End Working est une simple mélopée jazzy qui parle de joie du moment. Storm At The Beat Hotel fait référence à l’illustre hôtel de la Beat Generation où passèrent Allen Ginsberg et William Burroughs situé au 9 rue Git-le-cœur. June dance est un clin d’œil au trompettiste Roy Hargrove avec un versus Bugle avec Alex Tassel et trompette avec Syl­vain Gontard. Woman in chains est un bel hommage au tube de Tears for fears. Pour accompagner Julien Daïan, Octave Ducasse à la batterie et Tommaso Montagnani à la basse sont toujours présents, avec également le pianiste Edouard Monnin, le flûtiste Cyril Benhamou et le bugliste Alex Tassel dans un album enregis­tré au studio Peninsula.

L’album est un merveilles bariolé et déroutante qui appelle à la suivre pour un récit musical décomplexé autant que varié, une vraie belle découverte enthousiasmante.

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