Les Grands Peintres – Georges de La Tour : une BD de Li-An (Glénat)

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Les Grands Peintres - Georges de la Tour

Les Grands Peintres – Georges de La Tour

Maître du clair-obscur, Georges de La Tour est un peintre lunévillois du XVIIème siècle qui méritait bien sa place dans la collection BD Les Grands Peintres des éditions Glénat. Confié à Li-An (Le cycle de tschaï, Fantôme Blanc, Face à Face, Boule de suif, Enquêtes insolites du maître de l’étrange) en tant qu’auteur complet – exception faite de la coloration -, Georges de La Tour nous emmène pendant la guerre de Trente Ans, quand le peintre dut fuir Lunéville pour se réfugier à Nancy.

Date de parution : le 9 juin 2015
Auteurs : Li-An (scénario, dessin) et Laurence Croix (couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Georges de la Tour, peintre et petit bourgeois, est dans la tourmente alors que la cité de Lunéville est assiégée par les troupes de Louis XIII. La guerre de Trente Ans fait rage, aussi prend-il la décision de mettre les siens à l’abri dans la ville de Nancy. Mais plus que la situation politique, c’est sa vie de famille qui le préoccupe. Son propre fils, Étienne, semble avoir un goût modéré pour la peinture et il n’est pas sûr du tout qu’il souhaite prendre sa succession. L’héritage du peintre est incertain, surtout lorsqu’un incendie ravageur survient. La Tour imagine ses tableaux rongés les uns après les autres par le feu qui consume la ville. Que restera-t-il de son œuvre ? Tout ou presque, car l’image des flammes dansantes fait imaginer au maître du clair-obscur de nouveaux effets de lumières pour ses prochains tableaux – La Madeleine à la veilleuse, entre autres.

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Notre avis sur l’album :

Dans sa fuite, le peintre a été obligé d’abandonner ses biens et ses tableaux aux flammes qui détruisaient sa ville. Très préoccupé par ce fléau destructeur qui mettait en péril toute l’oeuvre de sa vie, Georges de La Tour n’aura de cesse de s’inquiéter de l’héritage qu’il pourrait laisser et de l’héritier qui pourrait lui succéder… Autant de questions restées sans réponses et qui participeront à l’émergence d’une nouvelle vision, d’une nouvelle technique basée sur les effets de lumières : le clair-obscur.

[L]e récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante.

Inspiré par La Madeleine à la veilleuse, le scénario utilise ce tableau comme un point de chute vers lequel converger. Un prétexte idéal pour aborder le départ douloureux de ce peintre bourgeois vivant dans le confort à Lunéville, peu préparé à affronter le siège de Louis XIII. Un personnage attachant dont l’embonpoint trahit une anxiété permanente, plongé dans une constante pénombre intellectuelle… un clair-obscur en somme. En dépit de cela, le récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante. Un manque relatif de substance qui n’empêche pas une lecture fleuve et agréable.

Côté dessin, le crayonné de Li-An est assez basique, entre simplicité et sobriété. Heureusement, la coloration de Laurence Croix très vive et contrastée vient donner l’énergie nécessaire à la BD.

En conclusion, ce Georges de La Tour n’est pas le meilleur album de la collection Les Grands Peintresmais il n’est pas sans intérêt.

Note
Originalité
Scénario
Dessin
Plaisir de lecture
Gaël Bissuel
Gaël a créé Publik'Art en 2009. Notaire de formation, il est responsable de la rubrique BD et gère l'administration du site (webmaster). Il vit dans le sud de la France d'où il anime le webzine avec les membres de la rédaction, présente sur la majeure partie de l'hexagone : Paris, Bayonne, Montpellier, Lille, Lyon.

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