Avec Logan, Hollywood touche le fond

Logan
Logan, film de James Mangold, Copyright Twentieth Century Fox France

Avec Logan, Hollywood touche le fond

Les films de super héros ont pris le pouvoir à Hollywood. Pas une année sans qu’un Avengers, X-Men, Iron Man ou Captain America ne casse la baraque en dépassant allègrement le milliard de dollars de  recettes. Les studios ne veulent pas que ça s’arrête et d’ailleurs, ça ne s’arrête pas car Logan fait un gros carton aux States et en France. Vendu comme un opus plus réaliste que les autres, avec une intrigue mélancolique et une ambiance crépusculaire, Logan va en fait beaucoup plus loin que tous les autres en affublant des enfants de pouvoirs incroyables leur permettant de devenir des soldats et de tuer tout le monde. Résultat, les enfants de 12 ans voudront eux aussi se prendre pour des adultes alors que les adultes s’extasieront devant ce déferlement de violence. Le scénario est en option, Hugh Jackman arbore une belle barbe hirsute et quelques cheveux blancs épars. L’ambiance se veut apocalyptique, c’est surtout du vide puissance 50.

Les super héros sont fatigués

Les super héros n’existent évidemment pas mais le film complexifie encore le concept en localisant le film en 2029. Les mutants ont presque tous disparus et quelques reliques des temps anciens (donc actuels) se cachent dans la population. Logan est devenu chauffeur de VTC et tente de ne pas sortir les griffes à la première rayure sur sa carrosserie. Le destin s’acharne pourtant contre lui et le film débute avec 4 chicanos qui tentent de lui voler ses enjoliveurs chromés, ils se feront occire vite fait, le ton est donné. La violence se cachera dans de nombreux plans avec des griffes plantées dans la jugulaire, la mâchoire, les tampes ou l’entrejambe, bref partout où ça fait mal. Mais attention, le film se veut différent. Des scènes plus rentrées, voire carrément plombantes alternent avec un Wolverine complètement à plat. De quoi le faire ressembler à un adulte après une bonne journée de boulot bien harassante et l’humaniser. Mais oh, eh, c’est un film de super héros. Va-t-on au cinéma pour voir un mutant trainer sa carcasse? Où est l’humour? La décontraction? Le second degré? Si j’avais des super pouvoirs, je me la coulerais douce à La Vegas, mais bon, je me trompe peut être…

Hollywood innove avec des enfants serial killers

Le film avance, la boucherie charcuterie propose ses meilleures pièces jusqu’à l’impensable. Une horde d’enfants ne fait qu’une bouchée d’adultes surentrainés et suréquipés. Vous avez des muscles, vous courrez tous les week-ends? Pas la peine de vous fatiguer, les jeunes ont pris le pouvoir. Résultat, la quête de vérité aboutit à un massacre où les minots sont les héros. Hollywood ne s’arrête devant rien, la prochaine fois les enfants tueront des petits chiens, des rhinocéros et des chats trop mignons. Pourquoi? Parce que ça fera parler du film et surtout ça fera des entrées. Donc des dollars. J’applaudis l’équipe marketing qui a très bien vendu le film pour ce qu’il n’est pas. D’originalité, il n’en est nullement question, le concept est même encore pire que dans les autres Marvel grâce à ces enfants assoiffés de sang voire de chair fraiche.

Logan fait toucher le fond au concept pourtant flamboyant de film de super héros. De la violence, de la violence et encore de la violence. Avec du sang. Des griffes. Des cris. Et du sang. Et de la violence, mais je l’ai peut être déjà dit.

SYNOPSIS ET INFOS

Logan
Logan

Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

Sortie : le 1er mars 2017
Durée : 2h17
Réalisateur : James Mangold
Avec : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen
Genre : Action, Bourrin

BANDE ANNONCE

Note
Originalité
Réalisation
Mise en scène
Jeu des acteurs
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

12 COMMENTAIRES

  1. Rarement lut une critique aussi peu fouillée… Que de critères subjectifs énumérés ! On a vraiment l’impression de lire un frustré déçu de ne pas avoir vu l’idée qu’il se fait d’un film de super-héro. Si c’est pour dire “j’ai pas aimé !” il me semble inutile de nous pondre un article, le premier quidam venu peut le dire…

  2. Encore un frustré jaloux qui ne porte pas Hollywood dans son coeur. Ce serait une critique pour un navet type Batman V Superman oui pourquoi pas, mais là…. ne pas comprendre ou reconnaître la qualité de Logan pour un film du “genre” super-héros, c’est plutôt la liberté d’expression qui a touché le fond.

  3. L’attaque gratuite, vulgaire et injurieuse sur Internet sous couvert d’anonymat a encore de beaux jours devant elle, c’est un peu la limite de ce média, n’importe qui se sent poussé une paire de c….. caché derrière son écran.

  4. Il est clair que vous n y connaissait rien à la culture du comics, ou de la bande dessinée. J ai l impression de lire un article sur les animés et manga japonais dans les années 80, après avoir entrevu un épisode de Ken le survivant. C est violent, point ! C est ignoré que le comics comme le tout autres publication Bd, possède différent genres et différent niveaux de lecture, pour tout ages. Il en est de même pour les adaptations ciné. Je viens de répondre à un article qui reprochait à marvel son trop plein d humour et sa niaiserie, vous faite la paire.

  5. Le film de superhéros n est pas un genre en soit, bien que l on peut le comparer à ce que, jadis, fut le western, il apporte sont lot de joie, d humour, de noirceur, de drame et de violence voir d horreur ça viendra…il est tout les genres cinématographiques selon le héros qui l anime. Vous avez la même réaction que les journalistes qui qualifiés les western de Sergio Leone dans les années 60 de créer la fin du genre, et d immoral. Alors que cela à permis de prolonger le genre, après le genre john Wayne aseptisé et les films heroiques de John Sturges.

  6. Le film se veut violent, certes, mais ça va plus loin que la “simple” violence, c’est avant tout une histoire entre un super-héros fatigué qui doit “éduquer” sa fille dont on a bourré la cervelle de rêves et de violence. Mais si au final, toute cette violence utilisée par Logan et Laura peux rétablir une certaine justice, étant donné que ça a toujours été le but final de ce genre de films et des comics, je vois pas ou est le problème.
    Donc oui Monsieur, on attaque “anonymement” votre critique mauvaise de ce film qui, en attendant fait un carton (on se demande bien pourquoi…) et son réel succès a l’air de bien vous ennuyer. Libre à vous d’exprimer votre déception et libre à nous d’argumenter notre satisfaction.

  7. Votre critique est démontable point par point. Ce film est R-RATED aux USA, donc si tous les parents jouent le jeu, aucun enfant “ne voudra se prendre pour un adulte”. Le scénario? Trop de film et de série finissent en “queue de poisson”, et il me semble que pour une fois, on trouve une porte de sortie honorable à un personnage qui le mérite dans l’univers des super héros. La violence? Ce n’est que rendre justice au personnage du comics, le reproche le plus récurrent pour ce type de film étant l’aseptisation lors du passage sur grand écran.
    La qualité du jeu d’acteur (cf vos 2 étoiles pour ce critère) ? Posez vous la question de savoir pourquoi, unanimement ou presque, tous les journalistes spécialisés ou non, affirmeNT que personne d’autre ne pourra endosser le costume (qu’il n’a pas) après Hugues Jackman. On a dit la même chose pour le Joker interprété par le défunt Heath Ledger, maintes fois récompensé pour cette interprétation. Je pourrais disserter plus longtemps et sur d’autres points, mais je laisse la place à d’autres, visiblement, votre critique fait l’unanimité…
    Cordialement

  8. Une critique très creuse pour un film qui ne l’est pas. Des défauts, il en a (notamment au niveau du rythme) mais de là à parler de “toucher le fond”, il y’à un pas que vous êtes le seul à franchir …

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