Les loyautés, un livre noir et époustouflant de Delphine de Vigan (JC Lattès)

Delphine de Vigan

Les loyautés, un livre noir et époustouflant de Delphine de Vigan (JC Lattès)

Delphine de Vigan a le don de nous tenir en haleine de la première ligne à la dernière ligne de son roman : Les loyautés.
Cette fois-ci, il s’agit d’un roman choral à plusieurs personnages.
Hélène est professeur au Collège. Elle a Théo et Mathis dans sa classe, en 5ème. Depuis la rentrée, elle s’inquiète de l’état de Théo. Elle sent qu’il se passe quelque chose dans la vie de cet enfant. Une profonde intuition… Elle sait, elle, ce qu’elle ressent, contrairement aux autres qui ne peuvent pas le faire…
Théo a douze ans et demi. Un garçon plutôt timide, introverti, mal dans sa peau. Avec Mathis, ils ne se quittent plus. Tous les deux ensemble, loin des autres… Les parents de Théo sont divorcés. Il est en garde alternée. Sa mère ne veut pas entendre parler du père… Et Théo ne raconte rien à personne.
Mathis, lui, vit avec ses deux parents. Sa mère, Cécile, ne travaille pas. Enfin si : elle est mère au foyer. Un jour, elle a découvert une autre facette de son mari…
Mathis et Théo vont entrer dans le monde adulte par la mauvaise porte…
Et tout ce petit monde va se rencontrer. De façon fortuite…
Le lecteur est comme happé par cette histoire sans fin… Le livre aurait pu continuer sur des pages et des pages. Mais Delphine de Vigan a choisi de nous laisser écrire nous-même la fin de cette histoire.
Tout au long du roman, on découvre des facettes de chaque personnage. Certaines visibles et d’autres totalement invisibles et même inimaginables pour autrui. Vous vivez avec un homme depuis vingt ans et vous découvrez un autre pan de sa personnalité, qui vous révulse totalement et qui était inimaginable.
Vous pensiez connaître votre enfant de douze ans et vous ne pouvez imaginer ce qu’il vit et ce qu’il ressent au plus profond de lui-même…
Publik’Art a un gros faible pour l’écriture de Delphine de Vigan (D’après une histoire vraie) et ce dernier roman, Les loyautés, ne l’a pas déçu, bien au contraire ! Un très bon, et très vrai, moment de lecture !

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Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice – où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

Date de parution : le 23 août 2017
Auteur : Olivia Elkaim
Editeur : Stock
Prix : 19 € (248 pages)
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Note
Originalité
Scénario
Qualité de l'écriture
Plaisir de lecture
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En fonction depuis 2010, Bénédicte est notre directrice déléguée. Elle partage son expertise en de nombreux domaines. Elle dévore les livres comme d'autres dévorent le chocolat. Responsable des rubriques Littérature et Cinéma, elle gère aussi les opérations concours réalisées avec nos partenaires. Elle est notamment membre de l'Union des Journalistes de Cinéma (UJC).

2 COMMENTAIRES

  1. Les loyautes c’ est comme avec une nouvelle amie:
    Au début c’ est une découverte une passion: rien ne s’ oppose à la nuit,
    Puis on apprend à se connaître c’ est agréable plus tendre, plus doux, moins vertigineux: d’ après une histoire vraie.
    Et puis cette amie est rentrée dans votre vie, on n’ a pas vraiment de choses à lui reprocher mais l’ ennui arrive et les surprises s’espacent.
    Comme nous sommes liées mous continuons l’histoire mais nous craignions déjà qu’elle finisse .
    L’amitie peut être éphémère, surtout à une époque de peu.
    Ma meiĺleure amie à été.Elle se nommait De Vigan.Elle n’est pas morte…elle a juste glissé dans un monde qui n’est plus celui qui nous avait mis sur la route de l’autre.Elle ne me connaît pas.du fait..si je la quitte ,elle ne souffrira pas…pas moi.
    Un été , subjuguée par une écriture incisive et réellement peinte comme Monet photographie ses nympheas, et comme seule un enfant unique peut
    l’ être aux yeux de ses parents, Je rencontrais cette écrivaine.Je me suis dis de suite ” oeuvre majeure” à mes yeux et j’étais fascinée par la photo de la couverture.
    Tout était là.et puis un peu plus tard dans sa vie ,
    Je vfyx la feliciter pour son deuxième bébé.
    C’Est toujours aussi eupeptique,invasif mais la beauté de l’histoire s egfiloche un peu et la magie aussi.

    J’adore cette amie même si son bébé en grandissant,( j’avance dans les aventures au fil des pages) grandit en perdant sa beauté primaire.
    Ma maman disait “il se défait en devenant plus grand”.C’ est un peu vrai dans “cette histoire vraie”.
    Alors quand cette amie,quelques temps sans me donner de nouvelles, revient à moi , je saute dans le premier train et je viens écouter la suite de son histoire: je suis amie lectrice, je lui dois ça aussi.
    Mais ma loyauté n’est pas aussi loyale que je crue.J’aime encore sa famille et les siens mais je regrette ses décisions et ses choix de vie.
    Elle a rencontré des gens étranges .
    Elle continue de bien raconter ses histoires. Les recits ont juste perdu leurs saveurs.
    Cet hiver est donc plus froid pour moi .
    Mon histoire pourtant vraie avec Delphine s’étiole.
    Mais comme dans toute amitié, j’espère de tout coeur qu’elle et moi….on se retrouvera..
    Une lectrice viganesque.

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