Rencontre avec Kid Loco à l’occasion de la parution prochaine de son album Born in the 60s le 28 janvier 2022

C’est dans l’intimité de son petit chez soi et avec affabilité que Kid Loco, alias l’artiste et producteur Jean-Yes Prieur nous a reçu. Dans un salon rempli de livres et d’albums, il a accepté de revenir sur sa déjà riche carrière et d’expliquer ses intentions pour un nouvel album appelé Born in the 60s. Il hante la scène française depuis maintenant près de 40 ans et n’a pas fini de nous surprendre, à en juger par ses références répétées à un nouvel album à sortir… dans un temps indéfini. Né dans les années 60, Kid Loco invoque dans son nouvel album des madeleines de Proust issues de sa jeunesse. Born In The 60’s contient des reprises des Rolling Stones, des Stooges, de Pink Floyd, des Temptations, de quoi donner envie d’en savoir plus.

Un artiste constamment sur la brèche

Pour beaucoup, Kid Loco reste attaché à la période des années 90 où la French Touch a déferlé sur le monde avec notamment Air, Daft PunkEtienne De Crécy, Dj CamDimitri From Paris et Cassius. Avec son album de 1997 A Grand Love Story, Kid Loco a connu une renommée comme un arbre qui cache une forêt. Car si l’album l’a fait connaitre, ce serait réducteur de le réduire à ce simple épisode d’une longue carrière. L’artiste a commencé à confectionner des albums à la maison dès le début des années 80 avant de notamment travailler avec Bérurier Noir via son label Bondage Records. A travers ses propos, on sent l’amour du travail bien fait, quitte à se passer des grandes structures. Cette étape au cœur de l’univers rock tricolore a perduré jusqu’en 1989 avant de passer à autre chose, et plus précisément à l’électro avec des Samplers, des influences reggae et de l’électro à fond les ballons. Passé par la case DJ, Jean-Yves a fait émerger Kid Loco aux environs de 1995 avant de sortir un premier album remarqué au cœur de la vague French Touch. Les samplers font sa renommée grandissante, avant un second album moins couronné de succès et la rencontre avec Tim Keegan. Tous deux réalisent alors des reprises qui apparaissent sur l’album Kill your darlings. Le 3e album est réalisé au piano avec Kid Loco à la voix et des sensations plus pop. Voilà, c’est toute l’histoire d’une carrière où les influences se mélangent et où les routes se croisent. Suite à la réédition des premiers albums par Wagram à partir de 2009, la décision de faire un 5e album est prise alors que lui-même réalise alors beaucoup de productions et de remix. Aujourd’hui, ce sont 11 titres qui composent Born in the 60s; il y chante avec Tim Keegan également, pour faire ressurgir des morceaux marquants de son passé comme autant d’étapes d’une vie riche de rencontres. Arnold Layne de Pink Floyd est notamment marqué par un rythme très Boléro de Ravel sur le break du milieu pour se détacher de la version originale et marquer une vraie originalité. Sunny de Bobby Herbb fait écho à la version originale de la chanson achetée chez Gibert pour une vraie anecdote personnelle. En grand fan de Stax, Kid Loco reprend Suspicious minds d’Elvis Presley pour marquer son gout pour la country soul. Les morceaux repris des Temptations (My Girl), Grateful Dead (Casey Jones) ou des Rolling Stones (Back Street Girl) sont tous reliés à des histoires personnelles qui donnent des vraies touches personnalisées aux morceaux. Little doll repris des Stooges est chanté avec Olga Kouklaki, autre grande complice de l’artiste. L’album est une belle pépite qui montre bien l’univers foisonnant d’un Kid Loco bien décidé à ne pas s’arrêter de si tôt!

Pas de concerts prévus pour porter l’album sur scène, la galette est prévue pour le 28 janvier avec un retour aux affaires du chanteur avant un nouvel album… encore en projet!

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