Le nouveau EP des Apple Jelly est une petite bombe déjantée et frénétique. Leur style Electro disco Punk est réjouissant dès la première écoute et donne envie de se trémousser. En plus d’être un titre très gonflé, Die, Motherfucker, Die, est surtout un concentré d’énergie et ce déjà 3e album du groupe est porté par le morceau titre inspiré des films de Russ Meyer.

Une musique à l’énergie

Les membres d’Apple Jelly sont tous originaires de Lyon et n’avaient pas donné de nouvelles depuis Oh Boy! sorti en 2016. Le groupe né au début des années 2000 revient enfin, pour le plus grand plaisir de ses fans. La petite histoire de Die, Motherfucker, Die! souligne qu’une première mouture a été enregistrée en 2013, jouée en live pendant des années et que cette version a été revue par Bruno Preynat pour la rendre plus actuelle et funky. Mais qui est Apple Jelly? Il y a d’abord BEnn, auteur et chanteur, et SLip, pour la musique et le graphisme, avec également Fat Kick Joe, batteur d’origine de la formation. La musique se situe étrangement entre disco et rock indie pour un résultat pas banal. Le single récemment dévoilé fait penser immédiatement à LCD Soundsystem, voire à Hot Chip. Le clip réalisé par José Daniel Zuluaga a été notamment sélectionné au Festival Berlin Music Video Awards 2020 aux côtés de ceux de The Chemical Brothers, Thom Yorke, Foals et Travis Scott. La vidéo de 7 minutes vidéo laisse pantois avec ses références sexuelles proches d’un nihilisme un peu sordide, comme une fin de soirée à la gueule de bois carabinée. L’album dans son entier se veut d’ailleurs plutôt sombre et pessimiste. Les 10 morceaux ont été travaillés d’arrache pied pour un résultat soigné, voire pointu.

Cet album marque le grand retour d’un groupe qui a su se ressaisir pour un grand retour qu’on espère accompagné de concerts pour voir le résultat en live d’un album qui n’hésite pas à ruer dans les brancards!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici