Une exposition Signac collectionneur à découvrir au Musée d’Orsay jusqu’au 13 février 2022

Le Musée d’Orsay propose de découvrir les oeuvres accumulées par le peintre Paul Signac (1863 – 1935) au cours d’une carrière débutée après la visite d’une exposition consacrée à Monet qui a décidé de sa vocation. Signac collectionneur est représentatif de la tendance grandissante à s’intéresser aux collections particulières d’artistes qui ont aimé regarder autour d’eux et se nourrir d’influences diverses. La collection Signac regorge de toiles de maîtres, de Monet, de Cézanne, de Matisse, de van Gogh notamment, mais aussi de contemporains amis de l’artiste comme Cross ou Seurat, un beau voyage dans le temps avec des explications pertinentes.

Un beau focus sur une période artistique majeure

Paul Signac était un artiste extrêmement actif sur la scène artistique de son temps, frayant avec ses contemporains jusqu’à les rencontrer et s’en faire parfois des amis. Le recensement des peintures, dessins et estampes qui lui ont appartenu est d’autant plus précis qu’il consignait ses achats dans des carnets. Signac était un autodidacte et il a appris son métier en contemplant scrupuleusement les œuvres des impressionnistes, notamment celles de Claude Monet, Edgar Degas, Gustave Caillebotte et Armand Guillaumin. Preuve de son acuité, le premier achat de Signac fut un paysage de Cézanne. Issu d’une famille aisée sans être non plus immensément riche, Signac a du faire des choix pour financer ses acquisitions sans se ruiner. Son rôle central dans la fondation puis l’organisation du Salon des artistes indépendants, dont il devient président en 1908, lui a permis de se placer au centre des différentes tendances d’avant-garde de son époque. Catalogué aujourd’hui au sein du mouvement néo-impressionniste comme Georges Seurat, Signac a pu rencontrer Camille Pissarro, Maximilien Luce et Henri-Edmond Cross. Peintre ouvert sur son temps et l’avenir, Signac a également connu de près les Nabis comme Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Maurice Denis et Félix Vallotton. Resté très longtemps actif, Signac s’est également intéressé à la génération suivante, notamment celle des fauves comme Kees Van Dongen, Henri Matisse, Charles Camoin et Louis Valtat. Auteur d’un traité intitulé D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, Signac identifie clairement la filiation qui mène du néo-impressionnisme au fauvisme. Les commissaires Laurence des Cars, Marina Ferretti et Charlotte Hellman font également apparaitre des pièces plus surprenantes comme un beau fusain d’Odilon Redon ou un tableau un tantinet grivois de Walter Sickert.

Le parcours de l’exposition est foisonnant et offre un beau panorama sur une période charnière de l’histoire de l’art. Des pièces universellement connues comme Le Cirque de Seurat font plaisir à contempler une fois de plus dans une exposition à visiter jusqu’au 13 février 2022 au Musée d’Orsay.

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