Paul Durand-Ruel est au centre d’une exposition inédite au Pavillon Caillebotte au cœur de l’Essonne. 7 ans après l’exposition Paul Durand-Ruel le pari de l’impressionnisme au Musée du Luxembourg, il est maintenant temps de s’intéresser à d’autres artistes couvés par l’illustre marchand d’art au tournant du XXe siècle. Défenseur de la belle École de 1830 représenté par Eugène Delacroix, Gustave Corot, Daubigny et Millet et avant tout connu pour avoir été le marchand des Impressionnistes comme Monet, Renoir, Degas, Manet, Sisley et Pissarro, on ignore souvent qu’il a apporté le même indéfectible soutien à 5 peintres faisant partie de la génération post-impressionniste. Moret, Maufra, Loiseau, G. d’Espagnat et André sont au centre de cette exposition pour mieux connaitre leur rôle dans l’histoire de la peinture du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Un parcours pour mieux connaitre une génération de peintres

Ces 5 peintres ont fait l’objet d’une belle reconnaissance de leur vivant mais leur apport a perdu de son aura au fil du temps. Le décès du marchand d’art en 1922 n’a pas permis d’assurer leur postérité du fait du trop peu de temps passé à les promouvoir depuis le milieu des années 1890. L’impressionnisme a bel et bien été reconnu par la critique et par les amateurs d’art; en 1895, Monet faisait l’objet d’une expositions triomphale chez Durand-Ruel avec sa série des Cathédrales de Rouen. De plus, l’absence de grande exposition collective n’a pas permis de mieux faire connaitre ces peintres au-delà des grands musées et des collections privées. L’exposition s’organise en salles tournées vers chacun des 5 peintres, d’abord Gustave Loiseau avec ses paysages magiques, puis Henry Moret et Maxime Maufa avec une douzaine de toiles exposées pour chacun d’eux, représentatives de leur art, entre école de Pont-Aven, toiles classiques et oeuvres véritablement impressionnistes avec des traits éludés et des utilisations de couleur oniriques. Un autre étage permet de découvrir les oeuvres de Georges d’Espagnat et Albert André, avec pour ce dernier cette sublime toile intitulée La femme aux paons qui préfigure les oeuvres les oeuvres d’Henri Matisse. Le catalogue permet d’en savoir plus sur ces artistes, leurs techniques et leur place dans l’histoire picturale au cœur dans un bâtiment situé dans le parc qui inspirera Monet pour créer son paradis de Giverny, rien que ça.

L’exposition permet de réparer une injustice en mettant en valeur des oeuvres trop rarement exposées, dans l’écrin somptueux du Pavillon Caillebotte pour un véritable éblouissement artistique.

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