A Most Violent Year, un film de J.C. Chandor

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A Most Violent Year

Date de Sortie : 31 décembre 2014

Durée : 2h05

Avec :  Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks

 

Synopsis du film :

New York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

 

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A Most Violent Year

 A Most Violent Year, troisième long métrage de fiction de J.C. Chandor, cinéaste de 39 ans ayant signé deux films remarqués qui sont Margin Call (2011) avec Kevin Spacey et All is Lost (2013) avec Robert Redford, A Most Violent Year raconte les déboires d’un magnat du pétrole d’origine juif dans le New York des années 80, qui tente de préserver l’édifice qu’il a construit et ne pas céder à la loi du talion, après des actes de violence envers ses employés mené par une organisation criminelle invisible.

 

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A Most Violent Year

L’intrigue se suit comme une enquête de police, au suspens tendu et constant, en même temps que le personnage recherche les coupables qui s’en prennent aux chauffeurs de son entreprise. A Most Violent Year est aussi et surtout le portrait d’un entrepreneur en quête de prospérité, et magnifiquement incarné par Oscar Isaac, acteur repéré en 2011 pour son rôle de mari jaloux dans Drive de Nicolas Winding Refn, avant de confirmer son talent deux ans plus tard dans la peau d’un musicien de folk raté dans Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen. Le comédien est parfait en patron gangster et parvient à évoquer par son charisme des acteurs comme Al Pacino dans Scarface de Brian de Palma ou Robert De Niro dans la saga Le Parrain de Francis Ford Coppola. A ses côtés, Jessica Chastain est également parfaite en épouse fusionnelle qui le pousse à une violence qu’il tente de contrôler et réfuter, voir à ce titre une séquence nocturne et glaçante qui convoque l’accident d’un cerf sur une route. Le couple qu’ils forment à l’écran fonctionne autant que celui formé par Nicolas Cage et Laurent Dern de Sailor et Lula (1990) de David Lynch ou de Warren Beatty et Faye Dunaway dans le Bonnie and Clyde (1967) de Arthur Penn.

 

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A Most Violent Year

Mais si le casting de A Most Violent Year est un des atouts principaux de A Most Violent Year, il en va tout autant du scénario et de la réalisation. En effet le style de J.C Chandor évoque fortement celui de Sidney Lumet (Le Prince de New York, Serpico) mais aussi et surtout celui de William Friedkin, notamment pour French Connection (1971) et Police Fédérale Los Angeles (1985), le cinéaste propose même deux séquences en forme d’hommage à ces œuvres majeures du cinéma policier. D’abord une fusillade sur une voie à grande circulation, courte mais terriblement efficace, puis une poursuite haletante s’achevant dans une trame de métro, un moment de tension extrême où entre en jeu un conflit se jouant des luttes internes et de la morale du personnage.

 

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A Most Violent Year

Pour terminer, la superbe partition musicale signée Alex Ebert apporte une intensité dramatique et une ambiance très cinéma américain des « années 80 » à ce drame puissant, assez classique sur la forme et le fond, mais non moins percutant. A Most Violent Year se présente déjà comme un des meilleurs films de l’année.

 

Thierry Carteret
Cinéphile passionné, Thierry est chroniqueur cinéma et DVD depuis 2006 en ayant collaboré auparavant pour des webzines comme Kinok ou La revue du cinéma. En parallèle de son activité de chroniqueur, il exerce également les fonctions de scénariste et storyboarder sur des projets de courts, longs métrages et séries de fiction.

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