Compte tenu des circonstances, seuls les professionnels ont le droit d’assister à des spectacles, dans le respect total des mesures sanitaires. Un certain nombre d’entre eux se sont retrouvés au Théâtre de Fos à Fos sur Mer à l’occasion du festival Les Elancées. Yellel, la pièce dansée d’Hamid Ben Mahi, est une belle démonstration de justesse athlétique et poétique avec 6 danseurs en totale communion avec leur public. Yellel est un ravissement pour les sens et pour l’esprit.

Enfin du spectacle!

Le festival Les Élancées 2021 ne peut être maintenu dans sa forme initiale à destination de tous les publics. Le festival évolue donc, en solidarité avec les compagnies et le monde de la culture pour être présenté uniquement aux professionnels dans une version allégée. C’est dans ce contexte que Hamid Ben Mahi a présenté Yellel, une nouvelle pièce comme un voyage nécessaire à la réappropriation de ses origines familiales par le prisme de la richesse culturelle et de la beauté du monde arabe.
6 danseurs opèrent une traversée des différentes formes d’expressions artistiques et traditionnelles orientales avec des musiques, des danses mais aussi des codes, des couleurs, des symboles et des écritures. Yellel est le nom d’un village en Algérie et signifie croissant, symbole très connu de l’autre côté de la méditerranée, se rapportant autant à la régénérescence de la lune qu’à la puissance féminine. Le chorégraphe bordelais originaire d’Algérie met les corps en tension pour des démonstrations de grâce et de virtuosité impressionnantes. Les danses orientales et urbaines occidentales se mélangent dans une harmonie foisonnante qui fait plaisir à voir. Les danseurs expriment leurs émotions avec leurs visages et leurs corps, en même temps que le public savoure le spectacle. Hamid Ben Mahi chorégraphie une danse où le ressenti est vital pour souligner tout ce que chacun de nous a de différent et de commun pour vivre avec son prochain. La démarche se veut résolument humaniste, invitant chacun à comprendre que nous avons, parfois, plus de points communs avec notre voisin qu’avec notre culture ancestrale.

Un souffle d’optimisme a emporté l’assistance du Théâtre de Fos pendant une heure de spectacle à haute teneur sensible et spirituelle. Un message d’espoir se dégage pour dire qu’il faut accepter les êtres tels qu’ils sont, avec leurs propres histoires et leurs multiples appartenances. Vivement la réouverture des salles pour faire découvrir ce spectacle au plus grand nombre.

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