Fabfest @LaGaitéLyrique, du 14 au 17 novembre, à Paris.

Le Fabfest a trouvé le mélange parfait entre la teuf swag et le colloque barbant...

2013_Fabfest

Le Fabfest c’est terminé. Mais c’est l’occasion, l’année prochaine, de partager une expérience innovante et inédite, celle de pénétrer en plein coeur du rendez-vous des hipsters branchouilles parisiens. Mais également de participer à des Master Class sur les thèmes de la culture et du numérique, de l’entreprenariat ou de la place des femmes dans les entreprises. Le Fabfest, c’est Zeu Playsse Tou Bi. Trève de plaisanterie, outre la programmation musicale faite de noms inconnus du plus grand public mais néanmoins sympatoches (parmi eux : The Aikiu ou encore le groupe ALB – quoi ? vous ne connaissez pas ? – mais c’est eux qui ont fait la pub Peugeot en 2008…).

Le Fabfest, c’est aussi l’occasion de faire une partie de babyfoot connectée (parce que le babyfoot de comptoir, c’est ultra has-been),  de réaliser un film d’animation avec trois fois rien (le hipster est un écolo dans l’âme et il n’aime pas tout ce qui est mainstream), ou de débattre sur l’entreprenariat culturel tout en buvant une bonne bière avant d’aller à un concert (le summum de la cool-attitude est aussi d’avoir un minimum de vie intellectuelle). En définitive, le Fabfest a trouvé le mélange parfait entre la teuf swag et le colloque barbant. Vous me direz, mais quel intérêt ? C’est simple, la ligne éditoriale du Fabfest prend 3 directions : 1. Échanger / débattre (avec ou sans bière) 2. Apprendre/Comprendre et 3. Sentir/Ressentir. Installations, oeuvres d’arts, jeux vidéos, conférences thématiques, concerts… Et tout cela chapeauté par le thème phare de cette année : qu’est-ce que l’innovation culturelle aujourd’hui ? Les intervenants ne manquent pas : Master Class, débats, études de cas… La programmation est riche de toute part.

Force est de constater la diversité des activités proposées lors de cet événement, au détriment de la diversité de son public. Dans un coin de la salle de bar, près de l’atelier bagels cools-bio-funs (parce que le hipster mange BIO, bien sûr), un jeune vêtu d’un pull aux motifs jacquards (la grande mode, la vraie) joue sur la machine de jeux d’arcade. Très vite, il s’énerve de ne pas réussir à attaquer les ennemis avec son raton laveur de pixels. Il prend son éco-cup plene de bière, et s’approche d’un groupe d’amis aux Rayban et chemises à carreaux (boutonnée jusqu’au cou, bien sûr). C’est la fin de la soirée, et bientôt la fin du Fabfest 2013.

Plus d’infos sur : ICI

Charlotte Henry
Théâtrophile, je prends un malin plaisir à dénicher de petites merveilles dans les salles parisiennes. J'aime aussi la politique et les chats, mais ça, c'est une autre histoire...

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