Interview vérité avec 4 membres enflammés du quintet Foams après la sortie de leur EP Are you Satisfied?

Après la chronique de leur EP Are you satisfied? parue récemment sur Publik’Art, il était évident qu’une interview avec les membres du groupe Foams serait nécessaire pour en savoir plus sur ces 4 garçons dans le vent et cette chanteuse à la voix aussi puissante que fascinante. C’est maintenant chose faite avec un Zoom hélas abrégé trop rapidement pour cause de durée limitée sans mettre la main au porte-monnaie. Interruption bien dommageable mais qui appelle d’autres échanges à l’avenir tant la qualité de l’échange fut rien de moins que passionnante. Compte-rendu des échanges.

Un groupe en quête de sens

Une des questions initiales a porté sur la signification symbolique du nom du groupe, Foams, mousses en anglais, de quoi en savoir plus sur la philosophie de l’entité musicale et philosophique. Réponse pleine de sens, chacun apporte sa pierre à l’édifice, personne n’est laissé de côté et tout le monde pagaie dans le même sens, avec l’adjonction harmonieuse de 5 inspirations dans le travail global du groupe. Nom logique finalement quand on sait que le groupe a tâtonné quelques temps avant de trouver sa véritable identité musicale, ni pop facile, ni travail trop évident, l’ADN du groupe découle d’un processus créatif qui a mis du temps à se dessiner. Paul, Sophia, Anatole et Alexandre Ferdinand était hélas absent – réfléchissent maintenant sur la base des textes bruts proposés par Sophia comme terreau de base pour trouver l’inspiration, partir de zéro représentait un risque trop important de se fourvoyer dans des impasses chronophages et inutiles. Un texte plein de sens appelle la prise de recul et surtout la quête d’un édifice musical léché et plus abouti. D’où le morceau Ghost Town basé sur l’idée que les individus des sociétés modernes connaissent une solitude plus grande et un désarroi accru pour le prétexte admis par tous, mais donc fallacieux, de rechercher le bonheur. Une telle architecture ne vient pas toute seule et il faut des expérimentations acharnées pour échafauder un son à la mesure des idées pour retranscrire parfaitement les intentions de chacun et de tous. Les membres du groupe l’admettent volontiers, cette méthode de travail leur convient parfaitement et ils leur tardent de rencontrer leur public avec des concerts qu’ils souhaitent comme des moments de partage au moins endiablés. Alors qu’ils sont déjà en train de travailler sur leur prochain EP avec déjà 4 morceaux sur le feu, leur motivation semble inébranlable, l’autoproduction n’est pas pour eux un frein mais le moyen d’aboutir à ce qu’ils veulent vraiment, une musique inspirée du rock des années 70, énergique, augmentée de sons indus issus du quotidien et surtout percutante. Sophia l’admet volontiers, quand je luis dis que sa voix me rappelle celle de Robert Plant de Led Zeppelin, ce groupe phare du classic rock est pour elle une inspiration primordiale. Et tous les membres du groupe le confirment, le rock originel des années 70 représente un terreau qui ne cesse de les inspirer. Quand je leur cite l’album Filth Pig de Ministry et Nine Inch Nails, la discussion s’enflamme, donnant à chacun l’envie d’écouter et de s’abreuver à des sources qui font sens. Muse est cité, Garbage aussi, Gossip pour la puissance de la voix féminine mise en avant, quant au titre de leur tube Ghost Town, il reste une évidence, tant il a déjà été utilisé dans l’histoire du Rock par les Stones récemment, les Specials au début des années 80, et même Kanye West. L’accent est mis sur le travail de production mis en oeuvre pour densifier le son et lui donner la couleur voulue, avec l’adjonction de couleurs musicales échafaudées avec l’aide de synthétiseurs. Les membres du groupe se disent très exigeants et ils n’hésitent pas à passer le temps nécessaire à aboutir à un résultat réellement satisfaisant, pas de compromis ni de demi-mesure, de quoi justifier l’engouement autour d’un EP que beaucoup reconnaissent à sa juste valeur, ambitieux et fruit d’un travail acharné.

Zoom a malheureusement coupé un entretien qui aurait pu continuer longtemps pour évoquer les origines de la voix impressionnante de la chanteuse avec des explications plus approfondies sur chaque titre du EP. Mais ce n’est que partie remise, ne reste plus qu’à attendre les prochaines dates de concerts pour profiter en live des qualités musicales du groupe et en profiter à plein au cœur d’une foule transie et hypnotisée. Vivement la prochaine rencontre!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici