L.A. Dance Project 2, Benjamin Millepied Directeur Fondateur, à Paris

Benjamin Millepied

Théâtre du Châtelet du 5 au 9 mars 2014

Danseur étoile et chorégraphe, révélé au grand public par le film-culte “Black Swan”, Benjamin Millepied prendra à l’automne 2014 ses fonctions de directeur de la danse à l’Opéra de Paris.

Avec sa compagnie américaine le L.A. Dance Project et pour la deuxième saison consécutive, Benjamin Millepied revenait au Théâtre du Châtelet pour une exploration toujours aussi sensorielle et pluridisciplinaire de la danse qui a tenu toutes ses promesses.

[pull_quote_center]Le L.A Dance Project ou lorsque le décloisonnement des arts fait pleinement sens[/pull_quote_center]

Un collectif de créateurs donc composé de musiciens, plasticiens, vidéastes et danseurs, mettant en oeuvre la volonté du danseur-chorégraphe d’abolir les frontières entre les différentes disciplines pour exprimer dans un investissement total et créatif, le lien entre les arts et les répertoires.

Si Benjamin Millepied a interprété tous les grands rôles, oscillant avec une aisance déconcertante entre classique et contemporain, de l’Opéra de Paris au Ballet Marinsky aussi bien que chez Angelin Preljocaj, sa nouvelle aventure artistique outre-Atlantique en est le prolongement naturel. Forte de l’héritage de la danse académique aux USA, elle se complète des écritures contemporaines tant chorégraphiques, musicales que plastiques.

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Au programme quatre pièces qui débute avec Emanuel Gat, un chorégraphe Israélien, et son étude sur le temps qui passe, séquencée par la musique de Bach, Purcell et un bruitage fantomatique, extrait de la Dernière Bande sur un texte de Samuel Beckett. “Morgan Last Chung” offre alors un dialogue des corps aussi formel qu’éblouissant où la chorégraphie organique au cœur du mouvement s’invente et se développe en autant de variations, d’actions et de réactions qui affûtent sa propre dynamique.

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Puis, le Japonais Hiroaki Umeda investi l’espace avec “Peripheral Stream”, une performance à la fois visuelle et conceptuelle qui voit le danseur/performeur se fondre dans une installation cinétique optique pour des figures dansées hypnotiques et mouvantes tout droit sorties d’une toile de Vasarely.

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S’enchaine “Closer”, de Benjamin Millepied, sur un piano de Philip Glass, qui consacre deux artistes invités de la compagnie, Céline Cassone et Alexander Hille pour un duo virtuose où se revisite un pas de deux aussi sensuel qu’électrique.

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Enfin, Justin Peck, 26 ans, soliste au New York City Ballet déroule “Murder Ballads” aux lignes abstraites sur une création musicale de Bryce Dessner, et qui nous renvoie à la composition en fond de scène d’un patchworks de l’artiste Sterling Ruby. A l’abri d’un vocabulaire qui emprunte à la fois au répertoire classique et contemporain, le californien imprime une esthétique à chaque mouvement ou attitude. Influencés par Jérôme Robbins, les six danseurs jouent avec les pas et les énergies dans une symbiose parfaite.

Le L.A Dance Project ou lorsque le décloisonnement des arts fait pleinement sens…

Amaury Jacquet
Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

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