Le duo No Money Kids revient aux affaires avec leur nouvel album Factory, sortie le 26 novembre

En décembre 2017 paraissait Hear the Silence du duo blues électro No Money Kids, d’autres albums sont parus depuis et ils sont de retour avec Factory pour un nouveau moment au delà des contraintes musicales avec leur electro-blues qui ne laisse pas indifférent. Les guitares rugissent, les rythmiques électro galvanisent, impossible de s’ennuyer à l’écoute d’un album qui démontre toutes les capacités musicales des 2 larrons.

De l’énergie en barres

Les influences sont connues, la liste est prestigieuse, Black Keys, The Kills, Beck, Sparkelhorse, Junior Kimbrough, Robert Johnson, le duo pioche tout azimut pour montrer que les influences n’ont pas de frontières. Surtout qu’ils ne se ménagent pas avec 3 albums sortis en 4 ans, sans compter la multitude de morceaux entendus dans des films et des séries. Impossible non plus de ne pas évoquer le never-ending tour de près de 300 concerts tout juste arrêté à cause de la pandémie. Les No Money Kids sont d’infatigables performers. Factory est une nouvelle évocation de ces personnages à la marge, pareils à nuls autres, avivés dans des textes imbibés de fumées industrielles et d’usines sombres et obscures. L’ambiance post-industrielle est palpable à chaque morceau, véritable référence aux Temps Modernes de Chaplin où l’individu est noyé dans la masse des travailleurs et des machines, dans des rythmes de production répétitifs et aliénants. Le premier extrait Brothers annonçait la couleur avec un clip réalisé par Richard Rogers pour faire voyager l’auditeur à travers une rythmique entre blues, rock et électro. Les 49 minutes de l’album sont du même acabit avec Félix et JM en très grande forme. Avec leurs compositions réalisées comme à la maison dans le studio de JM, ils se permettent toutes les expérimentations. Le 4e album Factory renvoie aux racines ouvrières de Félix, avec une référence à un grand père autrefois membre d’une unité de production chez Citroën. C’est pour cela que le duo a échantillonné des vrais bruits de fracas dans une usine pour les intégrer à leur musique, de quoi épaissir l’ambiance industrielle et parfaire leur concept.

La fin du confinement signifie le retour des concerts, comme celui prévu au Trianon le 3 mars 2022. La vie reprend son cours et les No Money Kids comptent bien en profiter et en faire profiter leurs auditeurs!

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