Le Théâtre de Poche Montparnasse ravive la flamme Victor Hugo et adapte Quatrevingt-Treize, son dernier roman historique paru en 1874. L’intrigue se déroule en 1793, au cœur de la Révolution française, aux heures troublées de la Terreur et la guerre civile en Vendée. L’année 1793 oppose les forces déterminées de la jeune République (les Bleus) aux insurgés royalistes vendéens/chouans (les Blancs), Balzac a fait de même en 1829 avec son œuvre les Chouans, une époque troublée devient le théâtre des passions humaines avec excès, inhumanité et élans d’espoir. Victor Hugo interroge le pourquoi de la violence engendrée par la Révolution, ainsi que des valeurs autant fondatrices que le devoir moral, la justice et la clémence. Marion Berry s’appuie sur une distribution réduite pour adapter et mettre en scène le roman foisonnant (575 pages en Livre de Poche!) et en livrer la substantifique moelle. L’action dure une heure et demie et le rythme est effréné, l’action oppose deux factions qui luttent pour la survie de leur idéal, sans qu’on sache ce qui divise vraiment les protagonistes au-delà de leur idéal chimérique. Le nœud de l’affaire tient à la lutte intestine entre le marquis de Lantenac, vieux chef royaliste impitoyable et Gauvain, son grand neveu et jeune commandant républicain, idéaliste et attaché à une République juste et humaine. Tous deux incarnent les deux faces d’une même réalité, l’Ancien Régime dur mais capable d’un sursaut d’humanité et la jeune République souvent sauvage mais capable d’élans libertaires. C’est à sa demander si l’intrigue n’est finalement pas une évocation à peine voilée et lourde de sens de la France politique d’aujourd’hui. C’est en tous ces l’occasion de replonger dans un classique de la littérature française brillamment adapté pour un cours d’histoire jamais inutile.
Synopsis: Hugo jette les six personnages de cette fresque héroïque dans la tempête de 1793. Républicains ou royalistes, sans-culottes ou paysanne vendéenne, tous se débattent contre le sort. Coups de théâtre, traits d’humour, verbe étincelant, actes d’amour et faits de noblesse : le roman révolutionnaire de la grande geste hugolienne se déploie sur scène comme un diaporama vivant.
Après le succès du Menteur de Corneille, Marion Bierry embrase à nouveau la scène du Poche avec cette création épique !
Détails: DU MARDI AU SAMEDI À 21H – LE DIMANCHE À 17H