Festival de Gerardmer
Festival de Gerardmer

Malgré les circonstances, le Festival de Gérardmer a tout de même eu lieu, dans une version en ligne cependant. Pour sa 28ème édition, le deuxième long-métrage de Brandon Cronenberg s’est vu récompensé.

Un Festival en ligne

En raison de la situation sanitaire, la 28ème édition du Festival International du film fantastique de Gérardmer s’est déroulée en ligne, forcément de manière un peu spéciale, mais cela n’a pas empêché d’avoir une belle sélection de films contemporains à l’affiche. Au moins, tout cinéphile, aux quatres coins du monde, aura pu suivre l’événement ! Son jury était composé du réalisateur Bertrand Bonello, en tant que président, de l’auteur et réalisateur Pascal Bonitzer, des comédiennes Lolita Chammah et Vimala Pons, du romancier Maxime Chattam, de l’humoriste Nora Hamzawi, de l’entrepreneur et auteur Alexandre Pachulski et de l’acteur Gaspard Ulliel.

L’événement s’est déroulé du 27 au 31 janvier dernier. Le jury a annoncé les lauréats, le Grand Prix fut attribué à Possessor de Brandon Cronenberg, dont nous vous avons parlé dans notre Top 10 de 2020. Dans un thriller futuriste, le cinéaste met en scène une organisation secrète qui est capable de maîtriser une technologie neurologique. Les membres peuvent alors habiter le corps de n’importe qui, et le pousse à commettre un meurtre. Dans le sillage de son père, Cronenberg s’amuse avec le concept de mutation du corps. D’ailleurs, le film remporte également le prix de la meilleure musique originale. Rappelons que ce film a également reçu le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival international du film de Catalogne l’année précédente.

Une 28ème édition misant sur le cinéma de genre français

Parmi les films mis à l’honneur, on compte deux longs-métrages français, qui ont été doublement récompensés. Il s’agit de Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma qui a obtenu le prix du jury et le prix du jury jeunes de la région Grand Est, ainsi que La Nuée de Just Philippot qui a reçu le prix de la critique et le prix du public.

Teddy
Teddy

Le film Teddy est une histoire de loup-garou, une thématique en effet abordée de nombreuses fois dans la culture populaire, que ce soit dans Harry Potter avec le professeur Lupin, le célèbre jeu de cartes Les Loups-Garou de Thiercelieux, etc. Même un casino sérieux en Suisse propose une machine à sous nommée Werewolf Wild, qui propose une ambiance sinistre de château de Dracula et bien sûr le fameux loup enragé.

Cependant, Teddy se veut être une approche moderne et originale du loup-garou, en parlant d’un jeune garçon rebelle qui va connaître une transformation progressive, suite à une griffure infligée par une bête inconnue. Le film, qui mèle les genres, traite notamment de sujets de société comme l’exclusion et la marginalisation de certains individus.

La Nuée
La Nuée

Pour ce qui est de La Nuée, le film de Just Philippot met en scène l’histoire d’une mère qui
lance dans l’élevage de sauterelles comestibles pour sauver ses enfants. C’est alors que se
crée un lien étrange entre les insectes et la femme.
Voici le palmarès pour cette 28 ème édition :
· Possessor de Brandon Cronenberg – Grand Prix ;
· Sleep de de Michael Venus et Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury ;
· Jim Williams pour Possessor – meilleure musique originale ;
· La Nuée de Just Philippot – prix du public ;
· Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury jeunes de la Région Grand Est ;
· T’es morte Hélène de Michiel Blanchart – grand prix du court-métrage.

Zoom sur le Grand Prix, Possessor

Possessor reste une vraie surprise du palmarès ! Il vient d’ailleurs 7 ans après Antiviral, le
premier film de Cronenberg Jr.. Pour rappel, l’histoire explore le filon SF à mi-chemin entre le
travail de son père, Cronenberg Sr et Philip K. Dick de Minority Report.
Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur pose son histoire dans une époque
indéterminée, avec une direction artistique rétro futuriste, une organisation secrète ainsi qu’une
mystérieuse série d’assassinats pour le compte de gros bonnets. Pour arriver à ses fins,
l’organisation secrète a recours à une machine qui permet de transférer la personnalité du tueur
dans un autre corps, qui est souvent un hôte involontaire privé de son libre arbitre. Cela nous
rappelle vaguement Get out de Jordan Peele. L’hôte est ensuite tué après être possédé.
Quant à l’assassin, il porte lui aussi des séquelles de son voyage, que l’on juge par l’état de
Tasya Vos (Andrea Riseborough), l’héroïne. Petit retour en arrière, cette actrice britannique a
été récemment vue dans l’excellent Mandy, en compagnie de Nicolas Cage. C’est ainsi que
l’actrice principale est partagée entre la réalité (vie de femme, mère, épouse) et ses missions
d’assassinat. L’élément déclencheur ? Elle va se retrouver dans le corps d’un homme ultra
violent qui refuse de disparaître.

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